Le capitalisme n'est pas la fin de l'histoire

appel du Front de gauche pour les droits des migrant-e-s et contre le racisme

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Le blog du Front de gauche à Nanterre

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lundi 28 mai 2012

Sans le Front de gauche, à quoi ressembleraient les médias et la politique ?




J.-L. Mélenchon - France 3 "12/13" 27.05 par lepartidegauche

Je me demande :  si nous n'avions pas inventé et construit le Front de gauche, nous dirigeants et militants du PCF, du PG, de la GU, rejoints par  d'autres organisations de gauche,  nous citoyens, encartés ou pas, à quoi ressembleraient les médias, à quoi ressemblerait la politique ? Nous ne sommes pas les mieux médiatisés, nous n'avons pas la majorité des suffrages à l'élection présidentielle, mais nos quatre millions de voix, obtenus après une campagne de terrain, aux portes des entreprises, dans les quartiers populaires,  par notre présence solidaire et combattive sur tous les fronts de lutte, commencent à changer sérieusement la tonalité du débat politique. Surtout que nous ne tombons pas dans le piège : pas question de nous barricader dans une posture stérile de vestales de la gauche de la gauche, d'opposants systématiques et bornés, d'attendre d'être majoritaires pour nous faire entendre. Au contraire, nous ne lâchons rien, nous ne renonçons d'avance à rien, nous avons l'ambition de faire bouger la gauche, de changer la donne en France, en Europe, dans le monde.
Nos propositions publiées dans notre livre-programme, l'Humain d'abord, déjà enrichies dans des assemblées citoyennes et des ateliers, n'ont rien de ces promesses qu'on peut mettre au panier une fois l'élection passée. Elles gardent toute leur actualité, toute leur charge subversive, tout leur dynamisme fondé sur une nécessaire révolution citoyenne.Pour emprunter cette expression à Victor Hugo, elles incitent à "coiffer du bonnet rouge le vieux dictionnaire". Et par conséquent à mettre le bonnet d'âne au vieux ramassis d'idées toutes faites qui sert de pensée unique aux austéritaires qui voudraient rendre éternelles leurs règles d'or. Aux politiciens, aux capitalistes, qui ont fait la preuve de leur capacité à s'enrichir et à enrichir leur classe, tous les pouvoirs de décision ; aux peuples, qui devraient subir comme des fatalités,  toutes les misères, avec seulement le droit de rester tranquilles, d'élire périodiquement de nouveaux maîtres : non, ce n'est plus comme ça qu'on fait un monde viable, et, heureusement, d'autres choix sont possibles.
Je me dis que nous avons eu raison, décidément,  de faire  confiance à Jean-Luc Mélenchon pour monter en première ligne. Un mois après le premier tour de la présidentielle, son audience, celle du Front de gauche, continue de grandir et de s'élargir. Nos amis grecs, atterrés pendant des années sous les diktats et les insultes du FMI, de tous les agents des spéculateurs et autres parasites goinfrés du sang des peuples, se sont donnés eux aussi une force politique nouvelle pour résister et pour changer un système sans avenir. Qu'est-ce qui pourrait continuer d'empêcher d'autres pays d'en faire autant ? En Grèce, en France, les élections législatives sont suivies de près par les peuples d'Europe et du monde. Les candidats présentés et soutenus par le Front de gauche, par des millions de militants, de citoyens, de créateurs, sont porteurs d'un espoir immense.

samedi 26 mai 2012

entrez dans le "grand réinventaire"

Je viens de découvrir ce site, et aussitôt en suis devenu accro

Migrations au delà du fantasme


Cortège communiste dans une manifestation pour les droits des migrants (13 mai 2006)

Le dossier du dix-septième numéro de La Revue du projet (mai 2012) est consacré aux questions des migrations, abordées sous divers angles par des chercheurs, des militants, communistes ou d'autres sensibilités de la grande famille d'un Front de gauche élargi.

Son mérite est de livrer, dans des articles synthétiques et  facilement lisibles, quelques données des plus pointues et des arguments solides à tout citoyen qui refuse de considérer à priori que l'immigration serait une question taboue, à traiter au ministère de l'Intérieur sous l'angle obsessionnel d'un péril économique et/ou sécuritaire, un thème pour se faire des voix aux élections en attisant peur et fantasmes. Militants antiracistes, citoyens engagés aux côtés des sans papiers, partisans du droit de vote des étrangers résidents , acteurs de la vie et des luttes sociales dans les quartiers populaires ou à l'entreprise, tous y trouveront des pistes pour élargir les champs de leurs luttes solidaires.

Le score inquiétant du FN à la Présidentielle, son idéologie raciste et xénophobe banalisée qui empoisonne la démocratie et le vivre ensemble, rendraient à eux seuls cette publication indispensable. Mais les contributions ne sont ni simplement moralisatrices ni défensives : avec la victoire électorale de la gauche, avec la campagne du Front de gauche, un espoir est né d'inventer une politique, des lois, des droits nouveaux, avec et pour toutes celles et tous ceux, qui, quels que soient leur lieu de naissance et leur nationalité, travaillent, étudient, vivent ici.

La Revue du projet  a été initiée par le Parti Communiste Français, comme contribution à la dynamique du Front de gauche, qui nous invite toutes et tous à toutes les audaces de la pensée critique  pour une révolution citoyenne en chantier.

On peut  lire en ligne l'intégralité de ce numéro de mai, qui aborde d'autres thèmes tout aussi actuels. On peut lire les articles du dossier, d'autres documents du PCF sur les migrations, et les numéros précédents de la Revue du projet sur le site du PCF. Une édition papier est disponible (50 euros pour les dix publications annuelles). Un blog est ouvert aussi sur le site de Médiapart.

vendredi 25 mai 2012

Sans papiers : en finir avec l'arbitraire du cas par cas et avec la politique d'Etat xénophobe


400 lycéens de Nanterre devant la Préfecture le 20 janvier 2012,  pour la régularisation de tous les élèves sans papiers
J’ai accompagné ce matin au service des étrangers de la Préfecture , comme parent d’élève du lycée Joliot-Curie de Nanterre, une future étudiante en médecine. Cette lycéenne de terminale, au parcours scolaire plus que satisfaisant,  a en effet désormais toutes les chances de réussir brillamment au bac S. Elle est libérée, enfin, à un mois de l'examen, d’une angoisse : comme ses camarades de terminale, elle a obtenu une autorisation provisoire de séjour, valable trois mois,  qui, dès son diplôme de bachelière et son inscription en fac en poche, sera transformée en carte de séjour étudiant. Quant aux élèves majeurs sans papiers en classe de première à Joliot-Curie, leurs dossiers sont classés, avec promesse qu’ils ne sont pas expulsables, et ils sont invités à faire une nouvelle demande de régularisation à la rentrée. Tous doivent ce nouvel espoir de réussir leurs études et leur vie au formidable élan de solidarité qui a rassemblé des centaines de lycéens de leur bahut, avec leurs professeurs, le 20 janvier, devant la préfecture, pour la régularisation de Vadim et de sa mère, qui avait reçu une OQTF, pour la régularisation de tous les élèves majeurs sans papiers. Une lutte forte du soutien, pendant des mois, du Réseau Education Sans Frontières, d’associations comme la LDH, le MRAP, l’ASTI, de syndicalistes de la FSU, de la CGT, de SUD, des partis de gauche, sans oublier les  interventions d’ élu-e-s de la majorité municipale de Nanterre, de  Patrick Jarry, maire, de Jacqueline Fraysse, députée, de Nadine Garcia et Marie-Claude Garel, Conseillères générales, de Caroline Bardot, Conseillère régionale …
La situation de ces jeunes reste  certes encore précaire, et la dépendance du droit au séjour à la réussite aux examens scolaires et universitaires est contestable. Nous sommes encore loin de l’exigence de régularisation de la situation administrative,  de la conquête de tous les droits de la personne humaine et du citoyen pour tous ceux qui étudient ici, qui travaillent ici, qui vivent ici, mot d’ordre porté par de nombreux citoyens, par les élus, les candidats, les militants du Front de gauche.
 Les timides avancées acquises de haute lutte à Nanterre ne sauraient faire oublier par exemple le refus du sous préfet d’Antony, nommé à ce poste à la fin du règne  des Sarkozy et Guéant, de régulariser des lycéens sans papiers du sud du département, ni le mépris concernant les élèves sans papiers des lycées professionnels.
 La rencontre festive organisée par la CGT à Nanterre le 9 juin à l’occasion de la régularisation d’un des derniers ex-grévistes de BMS à obtenir des papiers, ne saurait faire oublier la galère que continuent de vivre des « Oubliés de Saint-Paul »,  ni  la rafle policière, cette semaine,  sur un chantier de travaux publics à Issy – les – Moulineaux, la mise en garde à vue de six travailleurs sans papiers (et les patrons ? ils restent libres de surexploiter leurs salariés majoritairement immigrés ).
Tout cela ne saurait faire oublier les luttes menées depuis 1997 par le Collectif des sans papiers 92, ces femmes  et ces hommes qui se sont à nouveau rassemblés mercredi dernier à  Nanterre pour demander encore une fois des rencontres avec la préfecture pour un examen humain, libéré d’une politique d’Etat xénophobe, des situations de détresse  les plus urgentes à résoudre.
Les semaines qui viennent sont cruciales. Allons-nous sortir de l’arbitraire du cas par cas ? Allons-nous enfin gagner de nouvelles lois et réglementations pour l’entrée et le séjour des étrangers, pour les demandeurs d’asile, inspirées par les droits de la personne humaine, par l’égalité des droits de tous les travailleurs ? Le Ministère de l’Intérieur continuera-t-il au contraire à être celui d’une immigration désignée et traitée comme un problème sécuritaire ? Ces questions sont autant d’enjeux des législatives, les réponses dépendent du poids, dans la future Assemblée, des députés d’un Front de gauche décidé à ne rien lâcher.

mardi 22 mai 2012

Elections législatives : 188 candidats pour 13 sièges, dans les Hauts-de-Seine. Pour nous y retrouver, ne perdons pas le fil rouge...



Les candidatures pour les élections législatives sont déposées depuis vendredi en préfecture. Quelques unes peuvent être encore écartées cette semaine, ou être retirées, mais la campagne n’en est pas moins officiellement lancée.
Le record d’affluence du département est détenu par la 8 ème circonscription (Meudon, Sèvres, Chaville) où 19 prétendants étaient vendredi en compétition pour le siège détenu par l’UMP Guillet.
Le Front de gauche 92 à l’avant-garde du féminisme
Avec 10 femmes et 3 hommes candidat-e-s titulaires, dont 2 des 3 député-e-s sortant-e-s,  le Front de gauche 92 est l’incontestable champion du féminisme. A comparer au PS, qui avec seulement 3 femmes sur les 13 candidats titulaires, serait à l’amende dans le département pour non respect de la loi sur la parité. Mais ce n’est pas le cas pour le PS sur le plan national. L’UMP au contraire mérite bien d’être mis à l’amende : pas une seule femme candidate titulaire dans les Hauts-de-Seine pour défendre les couleurs flétries des nostalgiques du sarkozysme ! Et ce n’est pas la relative féminisation de l’affichage du FN (7 femmes, 6 hommes), enfumage bleu marine oblige, qui pourra faire croire que la droite extrèmisée aurait épousé la cause des femmes … 
Une droite encore bien implantée
L’UMP, toujours dominante dans le 92, mais affaiblie après la défaite de Sarkozy à la présidentielle, ne présente pas de candidat dans la 11 ème circonscription (Bagneux, Malakoff, Montrouge). Dans la 9 ème au contraire, les sarkozystes sont deux à se disputer la place de l’UMP Baguet, qui ne se représente pas : Thierry Solère et Claude Guéant, ci-devant ministre, parachuté dans cette circonscription réputée très à droite. Le Front national, présent dans toutes les circonscriptions, ne semble en mesure de s’imposer nulle part. Une surprise du côté du parti socialiste : le candidat de la 12ème circonscription n’est pas le maire de Clamart, ni celui de Fontenay-aux-Roses, sur décision de Martine Aubry, qui a imposé un de ses proches collaborateurs. Bien que la droite ait été mise en minorité le 6 mai dans plusieurs des villes qu’elle dirige, le basculement de circonscriptions, taillées sur mesure, reste très hypothétique. Mais l’évènement, comme au premier tour de la présidentielle, pourrait venir du Front de gauche, capable de réaliser des scores élevés, et qui espère passer la barre des 5% même dans des circonscriptions où le vote communiste était devenu très faible. Ses trois députés, Roland Muzeau, Jacqueline Fraysse, Marie-Hélène Amiable, (1ère, 4ème, 11ème circonscriptions) ont toutes les chances d’être réélus, à condition évidemment qu’une forte abstention  dans les quartiers populaire ne fausse pas les résultats espérés.
18 candidats dans la circonscription de Nanterre et Suresnes
Pour la circonscription de Nanterre-Suresnes, pas moins de 18 candidats sont en lice. Le même nombre qu’en 2002 ; en 2007, il n’y en avait « que » 17.  
Jacqueline Fraysse se présente pour un nouveau mandat, avec comme suppléant Rodolphe Balensi, respectivement membres de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique et du Parti Communiste Français, comme candidats du Front de gauche, soutenus par des élus MRC, et par la Gauche citoyenne, organisation aux allures de think tank local, où se retrouvent des électeurs de diverses familles de la gauche à la Présidentielle : Europe-Ecologie-Les-Verts, Parti Socialiste, Nouveau Parti Anticapitaliste , Front de gauche…
Son adversaire de l’UMP est à nouveau le maire de Suresnes, Christian Dupuy, inconditionnel soutien de Sarkozy, comme sa suppléante Barbara Faugeas. Yve Stebe et Charles Marini (Debout la République) ont-ils des chances de leur ravir l’ancien électorat de la droite gaulliste ? Le Front National, Laurent salles (suppléante Hélène Rohaut) reste pour le moment plutôt discret. Des centristes et divers droites sont en concurrence pour se partager l’héritage de Pierre Creuzet, ex-champion local du MODEM, qui ne se représente pas : Viviane De Beaufort (suppléant Abdelhakim Koseir) pour l’Union des radicaux centraux indépendants et démocrates, David Morgant (suppléante Dominique Bara) sous l’étiquette Le Centre, Emmanuelle Rosenblatt (suppléant Hubert Veauvy) du Parti Chrétien Démocrate.C'est la seule candidature se réclamant d'une communauté religieuse à Nanterre.
Côté écologistes, outre Laure Foullon (suppléant Faouzi Ahamada) d’Europe-Ecologie-Les-Verts, le choix est varié : Marie-Claire Hare (suppléant Jacqueline Dupieux) de l’Alliance écologique indépendante, Stéphane Perrin-Bidan (suppléant Aurel Von Breitenstein) de Cap 21.
Le candidat présenté par le Parti Socialiste, Yacine Djaziri (suppléante Glen Chavin-Collin) espère surfer sur la vague rose, et affiche partout son portrait avec celui du Président. Cependant, malgré un carnet d’adresses  bien fourni d’entrepreneur et une certaine présence dans des réseaux associatifs, il est pourtant loin de faire l’unanimité au Parti socialiste, dont la section de Nanterre avait désigné une autre candidate. Mais la direction nationale, pour des raisons internes à l’appareil du parti, l’a finalement imposé. Le Parti socialiste rêve d’avoir la majorité à lui tout seul à l’Assemblée, au détriment du nécessaire débat à gauche. Son candidat réussira-t-il à contrer la montée du Front de gauche en lui prenant un siège dans notre circonscription ? rien n’est moins sûr. Surtout que,  du côté de la social-démocratie, il y a de la concurrence : le Parti Radical de Gauche présente Meenuka Viayagamoorthy (suppléant Michel Bottreau), qui, à vingt ans,  est peut-être la plus jeune des candidates du pays, et le président de son parti, Jean-Michel Baylet, se dit déterminé à s’engager personnellement dans la campagne de ce jeune espoir.
Pas moins de quatre candidats se partageront  les quelques pourcents de l’« extrême gauche » : Aurélien Schoumaker (suppléante Sylvie Salomon) du NPA, Véronique Hunaut (suppléant Laurent Strumanne) de LO, André Bouquet (suppléante Jacqueline Etienne) du POI, sans oublier Yvonne Boukhedimi (suppléante Claire Borel) de « communiste » (1)
Enfin, le parti Pirate, avec Nicolas Pujol (suppléant Denis Germain) et le parti du vote blanc, en la personne de Martin Brieu (suppléant Roland Vietchorek) entrent en scène.
Une incertitude : le taux d’abstention
Cette multitude de candidatures, aux motivations diverses, peut brouiller les enjeux, favoriser l’abstention, habituellement beaucoup plus forte aux législatives qu’à la présidentielle, particulièrement dans les quartiers populaires. Rien n’est donc joué. L’intérêt nouveau du scrutin peut cependant changer la donne. Après  la défaite de Sarkozy, l’élection législative confirmera la défaite de la droite ou mettra la gauche dans une incertaine situation de « cohabitation », et elle déterminera le poids du groupe des élus qui, au sein de la gauche, sont porteurs d’un réel programme de résistance aux diktats des marchés financiers.  Les militants du front de gauche n’ont que quelques courtes semaines pour faire une campagne de proximité qui éclaire les enjeux et, sur la lancée des présidentielles, réussir une mobilisation citoyenne et populaire.

(1)     Ce groupuscule peu connu, qui ne présente que 19 candidats dans toute la France, dont trois dans les Hauts-de-Seine, précisément dans les trois circonscriptions où les députés sortants sont candidats du Front de gauche, n’a évidemment rien à voir avec le Parti communiste français.

Voir les résultats de l'élection législative de 2007 et de 2002 dans la circonscription.


lundi 21 mai 2012

Et maintenant, gagner aux législatives


  Le dynamisme de la campagne du Front de gauche à la présidentielle et  les quatre millions de voix obtenues par Jean-Luc Mélenchon ont été décisives pour permettre  à la gauche de battre Nicolas Sarkozy le 6 mai et élire François Hollande président de la République.  
  Toutes les forces de gauche sont face à de très lourdes responsabilités : réussir le changement, c'est-à-dire prendre les mesures nécessaires pour sortir de la crise du système capitaliste, qui est devenu une machine infernale, ruinant les peuples et les pays saignés à blanc par les marchés financiers parasitaires. Libérer notre pays, les peuples d’Europe, du pacte austéritaire Merkozy  est un premier objectif essentiel.  
  Avec l’Humain d’abord, le programme du Front de gauche, élaboré dans des assemblées citoyennes et des ateliers, où se retrouvent militants politiques, syndicalistes, associatifs, étudiants, salariés et retraités, économistes atterrés et citoyens indignés, des propositions existent. L’enjeu des élections législatives, ce n’est pas seulement de confirmer la défaite électorale de la droite : c’ est d’avoir au Parlement le plus grand nombre possible de député-e-s du Front de gauche pour, sans rien lâcher du programme l’Humain d’abord, faire aboutir,  avec la participation active des citoyens, des propositions de lois majoritaires.
Avec les manifestants pour défendre le droit à la retraite à 60 ans
  Dans la circonscription de Nanterre et Suresnes, le vote pour réélire Jacqueline Fraysse à l’Assemblée nationale est le seul qui correspond à l’espoir, partagé bien au-delà des six milliers d’électeurs nanterriens qui ont voté Mélenchon le 22 avril : que la gauche, cette fois, ne déçoive pas.
  Le bilan de l’activité de Jacqueline Fraysse à l’Assemblée nationale et dans la circonscription est très riche. J’apprécie personnellement son travail d’élue sur des sujets sur lesquels je suis le plus engagé, comme syndicaliste enseignant retraité, comme mutualiste, en particulier  pour le droit à la santé et une protection sociale solidaire, comme militant contre le racisme et pour les droits des migrants.
  C’est pourquoi je fais campagne pour une large victoire de  Jacqueline Fraysse et de son suppléant Rodolphe Balensi, candidats du Front de gauche et d’autres forces de gauche et citoyennes,  aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012.

jeudi 17 mai 2012

Des papiers pour Janat, Rabii, Ibtissem, Aïcha et tous leurs camarades !


M. le Sous-Préfet, qui expose sur son site des images nostalgiques du temps où il était fonctionnaire du Ministère de l'Outre mer, en a pris pour son grade. Voir d'autres images du rassemblement.










Mercredi 14 mai, des lycéens, des professeurs, des parents d'élèves, des élus Front de gauche et socialistes du sud des Hauts-de-Seine, des militant-e-s de la LDH et du Réseau Education Sans Frontières qui organisait le rassemblement, se sont retrouvés devant la sous-préfecture d'Antony. M. Jean-Pierre Guardiola, spécialiste de la police des étrangers, a été nommé sous préfet d'Antony en 2012, peu de temps avant la fin du règne de Sarkozy. Il refuse la régularisation d'élèves majeurs sans papiers. Il fallait donc sans attendre lui annoncer que "le changement c'est maintenant", que "c'est pas les écoliers, c'est pas les sans papiers, c'est l' préfet qui doit bouger, c'est la loi qui doit changer !".


rassemblement à Antony pour la régularisation... par picasso92
D'autres vidéos sont en ligne.

mardi 15 mai 2012

Pour la régularisation des lycéens sans papiers


7 décembre 2011 : initiative RESF devant la sous-préfecture d'Antony


"Un nouveau sous-préfet vient de prendre ses fonctions à Antony et à Boulogne. Il a passé de longues années au ministère de la Rafle et du drapeau, sous Sarkozy, Hortefeux et Besson.
Il a reçu le 7 mai deux Conseillères régionales, une CPE (Parents d’élèves) et un militant RESF.
Raide de chez raide, il n’a rien lâché sur la situation pourtant spécialement difficile de Janat, lycéenne de Monnet (Montrouge), Egyptienne copte qui se trouve maintenant sans papiers et sans ressources. Elle ne tient que grâce à la solidarité.
Mais le préfet s’en balance. Idem pour les autres lycéens qui ont reçu des OQTF.
Il est temps de lui montrer que même au temps du sarkozysme clinquant et triomphant, la population, les jeunes, les lycéens et les enseignants du département et des arrondissement d’Antony et de Boulogne ont su imposer le respect d’un minimum de décence en matière de harcèlement contre les jeunes étrangers sans papiers. Ce n’est pas pour laisser faire n’importe quoi au temps du Changement maintenant !"
Rassemblement mercredi 16 mai,
14h30 devant la sous-Préfecture d’Antony
(RER B Croix de Berny)


Communiqué du Réseau Education Sans Frontières, le 14 mai 2012

lundi 14 mai 2012

Un dimanche au vert à Nanterre


Voir d'autres images du festival ECOZONE dans le centre-ville de Nanterre
Toute la semaine, le festival ECOZONE, organisé dans des quartiers, avec un temps fort dominical dans le parc des Anciennes mairies, a mobilisé des Centres sociaux et culturels, les services de la ville, des écoles et des centres de loisir, diverses associations, des entreprises du commerce solidaire, des acteurs culturels… Défense de l’environnement, tri des déchets, artisanat du monde, potagers collectifs, bouturages pour son jardin ou son appart’, mangers  et breuvages bio, plantes miraculeuses, abeilles, lombrics et autres bestioles, concert avec des instruments et ustensiles de récup’, accrobranche, concours de décoration de poubelles et pantalons-jardinières : dimanche, avec un beau soleil au rendez-vous, c’est une belle communion multigénérationnelle et familiale,  ludique et conviviale, qui a réuni des milliers de Nanterriens. Une sensibilisation douce qui invitait chacun à devenir citoyen écologiquement vertueux, et qui, espérons-le, peut favoriser la prise de conscience des enjeux de la planète, de l’urgence d’une planification écologique pour libérer la France, l’Europe et le Monde de la pollution mortifère que constitue la dictature des actionnaires et des marchés financiers sur l’économie, sur l’individu consommateur,  sur toute la société.


ECOZONE à Nanterre 1 par picasso92

mardi 8 mai 2012

Le 8 mai à Nanterre
















8 mai 1945 - 8 mai 2012. La commémoration de la victoire sur le nazisme a été multi-générationnelles. Des élèves d'une école primaire et d'un collège ont interprété le Chant des Partisans, puis Nuit et Brouillard. Un hommage a été rendu à Lucien Ducastel, résistant communiste de la première heure, déporté, récemment disparu, qui avec l'association Mémoire Vive qu'il a fondée, a consacré beaucoup de son énergie militante à faire vivre le souvenir et les valeurs humanistes auprès des jeunes. Un travail à continuer sans relâche, au moment où en France et en Europe des partis xénophobes et racistes profitent de la crise pour faire ressurgir "la bête immonde".


vendredi 27 avril 2012

Bourgeois, si tu continues...

Il y a des jours où on est encore plus content que d'autres que l'Humanité existe.

Que de hargne toute la semaine contre cette une, qui dénonce la tentative de falsifier la signification du 1er mai, jour de la lutte des travailleurs et de leurs organisations syndicales, commise sans vergogne par un pov' président plutôt mal en point. Oui, c'est vrai, Philippe Pétain l'a fait avant lui, et ce Pétain a mal fini, non sans  avoir fait encore plus de mal au pays que Sarkozy ( enfin espérons-le, qu'il n'aura pas l'occasion, Sarko, de jouer le petit maréchal de la décomposition de la droite, qui va éclater en vents pestilentiels).
Que le journal fondé par Jaurès est donc cruel, avec ce pov' petit président, qui, le 6 mai, pourra prendre une retraite friquée, qui pourra, puisque c'est son but dans la vie, réaliser son rêve de gagner encore plus d'argent ! Et allez, c'est pas Hollande qui lui prendra tout au delà de 30 000 euros par mois !
Ce n'est pas la première fois depuis la Libération que la droite extrême s'exhibera le premier mai. L'ameutement cher au père et à la fille Le Pen a déjà fait au moins une victime : des pov'cons racistes et assassins, qui paraît-il passaient là par hasard,  ont noyé, il y a quelques années, Brahim Bouarram dans la Seine. Depuis, comme chantait Brassens, "jamais son trou dans l'eau n's'est refermé".
C'est donc à la mémoire de Brahim Bouarram, au pont du Carrousel, à 11 heures, que commencera mon premier mai 2012. Et bien sûr dès 15 heures, à Denfert-Rochereau, je manifesterai avec la FSU, puis, bien avant la Bastille, je finirai avec le cortège du  Front de gauche.
Parce qu'il faut qu'on soit très très nombreux pour leur montrer, à tous ces héritiers d'un vieux monde pourri, que le monde du travail, c'est pas des lèche-botte des riches, c'est pas des misérables bernés par les politicards et les journalistes carriéristes qui leur répètent que la lutte des classes c'est le mal et que les diktats des marchés financiers c'est un moindre mal salutaire, que c'est la faute des immigrés si leurs patrons délocalisent la production et les virent comme des malpropres.
Parce qu'il faut bien lui montrer, au futur président, que la résistance, la solidarité et la révolution citoyenne restent des idées neuves et fécondes en France, en Europe, dans le monde.
Parce que c'est de famille. Mon grand père, qui avait combattu ceux qui  avant guerre préféraient Hitler au Front populaire,  chantonnait souvent, quand j'étais petit,: "Bourgeois, si tu continues, la classe ouvrière te montre les fesses, bourgeois, si tu continues, la classe ouvrière te montre le cul !".
Un refrain que je dédie à tous les faux-culs qui prétendent faire l'opinion et qui osent jouer les indignés en lisant  la une de l'Huma, mais qui restent sans voix devant les obscénités  proférées par Le Pen et Sarkozy.

un petit peu de rigolade

mercredi 25 avril 2012

Quand le blé est sous la grêle...



Mélenchon sur BFMTV : "rassemblement contre... par BFMTV


Peu de temps pour écrire une page personnelle, depuis dimanche :  réunions locale et départementale du PCF, et jeudi assemblée citoyenne du Front de gauche à Nanterre. Coups d’œil sur les médias dans un   travail intense d’analyse citoyenne : consternation ! Ceux qui prétendent faire l’opinion n’ont rien compris, leurs préjugés de classe leur font continuer à mettre en avant la résistible ascension de l’extrême droite !
Bien sûr, comme tous les démocrates, tous les antiracistes, tous les progressistes, et particulièrement tous les citoyens rassemblés dans le Front de gauche, j’ai été révulsé dimanche à l’annonce du score de Le Pen. Que le FN réalise le même score qu’au premier tour de 2002 (en tenant compte des FN dissidents à l’époque), c’est très inquiétant. D’autant plus que Sarkozy aux abois courtise cet électorat, avec une nouvelle offensive xénophobe, antisyndicale, austéritaire…et qu’il annonce le pire du pire s’il était réélu.
Mais il n’est pas vrai que le peuple de France, en particulier les habitants des banlieues qui subissent le plus durement la crise du capitalisme, seraient massivement tombés dans le piège de la discrimination selon les origines, les couleurs de la peau ou les religions. Regardez par exemple les résultats détaillés  du vote des Nanterriens sur le site du Front de gauche à Nanterre : plus de 18 % pour le candidat du Front de gauche, devant Sarkozy, très loin devant Le Pen et Bayrou, avec un taux de participation de plus de 76 % ; une gauche qui globalement rassemble 62 % des suffrages, du jamais vu depuis très longtemps à un premier tour d’élection présidentielle. Et Nanterre n’est pas une exception : voyez Paris, voyez les grandes villes et leurs banlieues populaires !
Rien n’excuse le mépris des médias (1) à propos de  l’évènement vraiment nouveau de ce premier tour : le score du Front de gauche, 11 %, avec un ancrage sur tout le territoire national. La différence avec 2002 et 2007, c’est cette dynamique à gauche, c’est la possibilité de chasser Sarkozy, ses amis du Fouquet’s, ses conseillers de la droite extrême, ses ministres et ses députés, au deuxième tour de la présidentielle, puis aux législatives. Mais c’est loin d’être gagné !

Comme l’écrivait Aragon dans la Résistance : « Quand le blé est sous la grêle, fou qui fait le délicat ». J’utiliserai le bulletin de vote Hollande le 6 mai, pour chasser Sarkozy, sans illusion, sans calcul politicien, sans marchandage, sans état d’âme, en restant moi-même, convaincu plus que jamais  que le programme du front de gauche, l’Humain d’abord, la révolution citoyenne dont il ouvre des pistes, c’est la seule voie possible pour  sortir la France et l’Europe de la crise, de l’impasse et des souffrances où nous ont amenés les politiques néolibérales, de droite ou de gauche .

D’ici le 6 mai, pas question d’attendre que ça se passe, d’attendre des consignes de qui que ce soit. Mon agenda militant est déjà presque rempli.
Jeudi 26 avril, assemblée citoyenne du Front de gauche à Nanterre, puis les jours suivants points de rencontre dans les quartiers, sur les marchés, et avec les salariés des entreprises.
Mardi 1er mai, vente du muguet avec le PCF et tous les amis du Front de gauche qui le voudront. Rassemblement, avec le MRAP et de nombreuses organisations,  sur le pont du Carrousel à Paris, à 11 heures, à la mémoire du jeune marocain noyé dans la Seine lors d’un rassemblement de l’extrême droite. 15 heures : participation, avec le Front de gauche, à la  manifestation des travailleurs, avec leurs syndicats, de Denfert –Rochereau à la Bastille.
 Vendredi 4 mai, meeting du Front de gauche, place de Stalingrad à Paris, pour battre Sarkozy.

(1)    Heureusement, il n’y a pas que la télé et la presse sous contrôle de patrons du CAC 40 !
La majorité des journalistes veulent bien faire leur métier.Le programme du Front de gauche contient des propositions pour libérer l’information de l’emprise des intérêts marchands, avec le soutien de nombreux professionnels.
Des sites tenus par des journalistes indépendants, par exemple ceux  de Médiapart  ou du Monde Diplomatique, ouvrent des fenêtres de liberté.
L’Humanité, journal fondé par Jean Jaurès, et son édition hebdomadaire l’Humanité Dimanche,  font exception dans la presse écrite par leur engagement pour une révolution citoyenne. Voir mardi et mercredi les dossiers de reportages  et d’analyses sur le premier tour de la présidentielle publiés dans l’Humanité. Acheter l’Humanité, dont la situation financière est des plus fragiles,  c’est un acte citoyen de résistance contre le sarkozysme et l’extrême droite.

vendredi 20 avril 2012

15 ème anniversaire du Collectif des sans papiers des Hauts-de-Seine


D'autres photos et une vidéo sont en ligne

Vendredi 20 avril, le Collectif des Sans Papiers des Hauts-de-Seine fêtait le 15 ème anniversaire de sa création sur la place Nationale à Boulogne-Billancourt. Une soirée dynamique et chaleureuse, en dépit des difficultés de la lutte pour la régularisation de toutes et tous. Un défi à tous les politiciens xénophobes et racistes, qui prétendent faire la loi. Un défi à Claude Guéant, qui a des prétentions électorales à Boulogne. Une connivence fraternelle avec les citoyens, les partis-dont le PCF qui accueille le CSP dans ses locaux-  et les associations qui soutiennent les migrants et luttent à leur côté pour les droits de toute personne humaine.

Pour la résistance, pas la capitulation !


 Mélenchon veut "une victoire totale" par Europe1fr

Jeudi, à Paris, devant 60 000 personnes, Jean-Luc Mélenchon a appelé solennellement à voter Front de gauche pour libérer la France de l'extrême droite. 
 Voir la vidéo



mercredi 18 avril 2012

Pour nous, c'est Jean-Luc Mélenchon



Appel collectif 
Enseignants, chercheurs, créateurs, artistes... 
Ils sont (pour le moment) 1000 intellectuels à s'engager derrière le candidat du Front de gauche dans un appel publié ce mardi dans l'Humanité.

Enseignants, chercheurs, personnels de santé, intellectuels, créateurs, artistes, travailleurs de la culture, nos métiers sont divers. Nous venons aussi d’horizons politiques différents. Mais notre expérience professionnelle et sociale quotidienne nous fait mesurer les innombrables dégradations dont les premiers responsables sont le président de la République, son gouvernement et les groupes sociaux dont ils constituent le bras armé. Dans tous les domaines, les inégalités se creusent. L’école et l’université sont dans un état qui les met dans l’impossibilité d’assurer à tous les jeunes les connaissances aujourd’hui si nécessaires. L’accès aux soins est devenu une course d’obstacles pour les plus démunis, quand il ne leur est pas carrément interdit. La démocratie culturelle est en panne et l’économie de la culture de plus en plus marchandisée. Des millions de personnes vivent aujourd’hui dans la pauvreté dans notre pays. Refusant de mettre en cause un partage des richesses qui est la cause première de l’incapacité d’assurer une vie décente et un minimum de bien-être à une grande partie de la population, les classes dirigeantes associent politiques d’austérité et atteintes aux libertés fondamentales, qu’il s’agisse des libertés syndicales dans l’entreprise ou de celles des étrangers vivant sur notre sol. Renvoyer l’actuel président de la République et la majorité qui le soutient à l’occasion des élections de 2012 est donc une urgence absolue. Mais l’expérience vécue dans le passé dans notre propre pays et celles en cours dans d’autres pays européens montrent qu’il ne suffit pas de chasser la droite du pouvoir pour que soit menée une politique réellement alternative, visant une transformation sociale profonde pour davantage d’égalité, de justice et de liberté. Il faut pour cela partager les richesses sur une base nouvelle, en finir avec la précarité et l’insécurité sociale, reprendre le pouvoir indûment confisqué par la finance et les banques, aller vers une planification écologique et des choix énergétiques contrôlés par les citoyens, redonner du sens au travail et produire autrement en mettant l’accent sur ce qui est durable et en redonnant toute sa place à l’humain avec sa part de rêve, construire une autre Europe dans le cadre d’une mondialisation tournée vers la coopération et la paix, faire vivre une République où le peuple exerce le pouvoir pour de bon. On ne pourra y parvenir qu’en mobilisant la société tout entière, sur les lieux de travail, dans les espaces publics, en partant de l’expérience que chacun-e s’est forgée des manières de résister à l’injustice. Le programme et la pratique politique du Front de gauche et de son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, ont d’ores et déjà créé une dynamique nouvelle. Elle redonne corps à l’espoir d’une société et de rapports humains fondés sur la solidarité et la coopération. 

Parmi les 1000 signataires: ASCARIDE Pierre, Acteur, auteur et metteur en scène ; AUCOUTURIER Pierre, Professeur d'Immunologie, Paris ; BANDELIER Bernard, Professeur des universités ; BEAUD Stéphane, Sociologue, École normale supérieure ; BENAROUS Richard, Médecin, Directeur scientifique ; BERGOUGNOUX Pierre, Écrivain ; Judith BERNARD, metteur en scène ; BLOCH Bernard, Metteur en scène et comédien ; BOKOBZA Hervé, psychiatre-psychanalyste ; BONTHOUX Françoise, Professeur des universités, Grenoble ; BOUCOBZA Isabelle, Enseignant-chercheur, Juriste ; BRAY Florence, Enseignant-chercheur, Gauche-cactus ; CABANES Max, Auteur de bandes dessinées ; CASSEN Bernard, Journaliste, Secr. général de Mémoire des luttes ; CHAO Ramon, Journaliste ; CHARB, Dessinateur de presse ; COLLOVALD Annie, Professeur des universités ; COMOLLI Jean-Louis, Cinéaste, Paris ; DAVISSE Françoise, Réalisatrice ; DE SAINT DO Valérie, Journaliste et auteure ; DE WAELE Catherine, Directeur de recherche au CNRS, Médecin ; DESMETTRE Bérengère, Artiste photographe, écrivain ; DORAY Conception, psychanalyste ; DOUAIRE-MARSAUDON Françoise, Directrice de recherche CNRS, Anthropologue ; ETHUIN Nathalie, Enseignant-chercheur ; FOULQUIE Philippe, Directeur-fondateur du Théâtre Massalia et de la Friche la Belle-de-Mai ; FRIOT Bernard, Professeur des universités ; GADREAU Maryse Professeur des universités ; GARO Isabelle, Philosophe ; GEAY Bertrand, Professeur des universités ; GENTRY Anne, Médecin ; GEST Martine, Professeure IUFM ; GIACOMO-MARCELLESI Mathée, Professeur des universités ; GORI Roland, Professeur des universités ; GRET Marion, Chercheure ; HACCOUN Martine, Anesthésiste Réanimateur ; HAGUENAUER Jean-Louis, Pianiste ; HARTEMANN Agnès, Médecin, professeur des universités ; HUET Sylvestre, Journaliste ; HUSSON Michel, économiste ; JOLIBERT Josette, Chercheure en didactique ; JOLLET Anne Enseignante-chercheure, Historienne ; JOUAN Marlène, Enseignant-chercheur, philosophie ; JOUANNEST Gérard, Musicien, compositeur ; KATZ Rose, Directrice de recherche, INSERM ; KIEFFER Annick, Sociologue ; KINZLER Catherine, Philosophe, écrivain ; LAMRANI Salim, Enseignant-chercheur ; LANGEVIN Hélène, Directrice de recherche honoraire, CNRS ; LANTHEAUME Françoise, Enseignante-chercheure ; LEBARON Frédéric, Professeur des universités ; LE VAILLANT Anne-Claire, Architecte ; LEXTRAIT Fabrice, LUBAT Bernard, Artiste musicien, MABROUK Kamel, Enseignant-chercheur ; MAUGER Gérard, Directeur de recherche, CNRS ; MAZAURIC Marion, Éditrice ; MEMMI Dominique, Directrice de recherche, CNRS ; NEF Annliese, Enseignante-chercheure ; ORTOLA Marie-Sol, Professeur des universités ; PARIS-CLAVEL Gérard, Graphiste ; PENA RUIZ Henri, Philosophe, écrivain ; PERRONE Marc, Artiste Musicien ; PESCHANSKI Robi, Professeur des universités, physique théorique ; PIERRU Frédéric, Sociologue, CNRS ; PIGENET Michel, Professeur des universités, Directeur du Cente d’Histoire sociale du 20ème siècle ; PIGNON-ERNEST Ernest, Artiste-peintre ; PINÇON-CHARLOT Michel et Monique, Dir. de recherche, CNRS ; PLASSART Marie, Enseignante-chercheure ; PORCHERON Sapho, Avocate à la Cour ; PUDAL Bernard, Professeur des universités ; RAMONET Ignacio, Journaliste, Dir. du Monde diplomatique en espagnol ; RISTAT Jean, Écrivain ; ROZA Stéphanie, Professeur de philosophie ; RUSCIO Alain, Historien ; SAURET Marie-Jean, Professeur des universités, Psychanalyste ; TANGUY Lucie, Sociologue, CNRS ; TERRAIL Jean-Pierre, Professeur des universités, sociologue ; THERY Julien Professeur des universités, Histoire du droit ; TORT Patrick, Directeur de l'institut Charles Darwin international, TRIPIER Maryse, Professeur émérite de sociologie ; VALENTIN Boris, Enseignant-chercheur, anthropologie ; VOVELLE Michel, Historien ; WEBER Anne Co-director Team 2, Inserm ; WOLIKOW Serge, Professeur des universités, Histoire....

Pour signer cet appel, envoyer un message 
à pournousCmelenchon@gmail.com en précisant vos nom, prénom et profession ou activité.

samedi 14 avril 2012

Hommage aux fusillés du Mont-Valérien


D'autres photos de la cérémonie sont en ligne
10 avril 1942, il y a 70 ans. Nanterre n’oubliera jamais ceux qui tombèrent ce jour-là sous les balles de leurs bourreaux nazis, dans la forteresse du Mont-Valérien. Ni tous les autres, ces combattants de la Résistance, célèbres ou anonymes, qui ne virent pas le jour de la Libération. 
Vincent Pascucci, au nom de ses camarades de combat, puis Marie Claude Garel, maire-adjoint aux Anciens Combattants, leur ont rendu hommage samedi.  Avec Jacqueline Fraysse, députée, Gérard Pereau-Bezouille, premier adjoint au maire, Fatna Chouaikh, maire- adjointe, ils se sont recueillis devant les tombes de Nanterriens, syndicalistes, communistes, morts pour la liberté.
Dans son allocution, Vincent Pascucci a montré combien la lutte contre le racisme, la xénophobie, la haine de l’autre,  était d’actualité, car « si l’histoire ne se répète pas », force est de constater, à la veille des Présidentielles, que pour certains « le fond de commerce est le même » et constitue une dangereuse menace.
 Quelques jours après la disparition de Raymond Aubrac, quelques semaines après celle de Lucien Ducastel, chaque citoyen ne peut que se sentir responsable de cette mémoire commune.


cérémonie à la mémoire des résistants nanterriens par picasso92

Si vous ne l'avez pas encore lu...le tirage de centaines de milliers de livres-programme l'Humain d'abord est presque épuisé.






Open publication - Free publishing

mais vous pouvez le télécharger...

mercredi 11 avril 2012

A Nanterre, le sport et les cultures au cœur des semaines d’éducation contre le racisme, les discriminations, le colonialisme.



Le comité local du MRAP, en partenariat avec d’autres associations de la ville, l’Office Municipal des Sports, la Municipalité, a participé à l’accueil d’une équipe de jeunes footballeurs algériens et à la fête multiculturelle du 21 mars dans le hall des congrès de l’Hôtel de ville, sur le thème « racisme hors jeu ».
 Avec le Conseil des habitant-e-s et toute l’équipe d’animation du Centre social et culturel P’Arc en Ciel, dans le quartier populaire Pablo Picasso, des journées d’expressions citoyennes ont été organisées autour de l’exposition du MRAP contre le racisme et les discriminations. Et une première visite à l’exposition « EXHIBITIONS, l’invention du sauvage », réalisée par la Fondation Lilian Thuram, s’est enrichie d’une rencontre avec Didier Daeninckx le 10 avril.
  L’auteur de Cannibale, œuvre qui a stimulé les recherches sur les  « zoos humains », a captivé l’auditoire en révélant des aspects peu connus de la culture et des luttes du peuple Kanak contre le colonialisme, mais aussi des documents inédits sur le groupe Manouchian, sources de son récit Missak, ou encore en présentant Maxime Lisbonne, héros oublié de la Commune de Paris, déporté avec Louise Michel en Nouvelle Calédonie, qui à son retour inventa, plus d’un siècle avant Coluche, « Le banquet des affamés »…et a inspiré le nouveau roman de Didier Daeninckx, à paraître en mai.

lundi 2 avril 2012

Hôpital de Nanterre : débat public en direct entre usagers, syndicalistes, médecins, élus , qui ont présenté un contre-projet commun pour sauver le CASH.



Lundi 2 avril, la conférence de presse organisée conjointement par les élus de Nanterre, des médecins, des syndicats des personnels, des usagers, sous l’égide du Comité de défense et de modernisation de l’hôpital Max Fourestier de Nanterre, a permis de présenter les grandes lignes d’un projet commun. Lire le dossier de presse 
L’Agence régionale de santé, enfermée dans une logique bureaucratique, missionnée qu’elle est pour appliquer une loi HPST très largement contestée, pour réduire, sous couvert d’un faux bon sens comptable, des milliers d’emplois dans un service public sommé de se soumettre à la loi de la concurrence avec le privé, sur des critères de rentabilité, aura fait perdre un an aux hôpitaux de Colombes et de Nanterre.  C’est maintenant que peuvent commencer les débats dans des groupes de travail qui auront à prendre en compte les besoins convergents exprimés par les usagers et les personnels.  Pour arriver à cette reconquête démocratique, il a fallu des milliers de pétitions, une bonne dizaine d’actions unitaires, arrêts de travail, rassemblements, manifestations, délégations massives, comme le rappelle le maire Patrick Jarry.


Conférence de presse Hôpital de Nanterre par picasso92
Les projets de l’ARS, qui aggraveraient de 5 millions d’euros le déficit de l’hôpital de Nanterre et son déclin, annonce de sa fermeture à terme, sont-ils écartés ? Les citoyens qui continuent à faire signer la pétition contre le départ de la chirurgie, de la réanimation, des urgences n’ont-ils pas raison de maintenir la pression, car la proximité des élections n’est sûrement pas étrangère à l’acceptation par le ministère du principe de l’examen de propositions alternatives. Qu’en sera-t-il en juin ?
 La quasi totalité du projet de relance et de modernisation du CASH de Nanterre, présenté par la députée Jacqueline Fraysse  fait la quasi unanimité parmi les médecins, les syndicalistes, les usagers, les élus.


Conférence de presse Hôpital de Nanterre par picasso92
 La maternité en question 
Ce qui n’empêche pas que certains points restent en débat. Le principal est le devenir de la maternité. Curieusement, alors que l’ARS n’avait pas soulevé la question, les médecins estiment qu’il faudrait la déplacer à Colombes. Leur argument ? la « démographie médicale », qui rendrait fatale la pénurie de médecins dans des spécialités, qui entraînerait la nécessité de se regrouper autour du plateau technique de Louis Mourier. Leur avis prend à contre pied usagers et élus, qui ne cachent pas leur désaccord. Faut-il vraiment ajouter aux 3000 naissances par an à l’hôpital de Colombes les 1500 à l’hôpital de Nanterre ? Qu’en pensent les personnels de Louis Mourier, qui ont fait grève récemment pour obtenir des postes  pour la maternité ?
Mais l’essentiel, la cohérence du projet dans sa globalité fait consensus. Comme l’explique Marie Pezé, psychologue du travail et présidente du Comité, dans un vrai groupe de travail, l’expression de désaccords est normale, et débouche sur des solutions et des novations.

Conférence de presse Hôpital de Nanterre par picasso92

mardi 20 mars 2012

" De la fête aux larmes "

Dans la manifestation contre le racisme, samedi 17 mars, Paris
De la fête aux larmes, j’emprunte ce titre de billet à Jean-Luc Mélenchon, car je peine à trouver plus juste expression. Après la manifestation de samedi  contre le racisme de Barbès à République, après la marche, dimanche, de la Nation à la Bastille, où les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité ont retrouvé leurs lumières citoyennes, solidaires et révolutionnaires, soudain, en ce début de semaine, le cauchemar étend  sa nuit peuplée de monstres sur le printemps naissant.
Ce week-end nous rassemblait aussi à Nanterre pour un festival de films palestiniens et de débats, avec la participation, notamment, de l’Union Juive Française pour la Paix. Ce mardi, nous recevons au Centre social et culturel P’ARC EN CIEL, dans mon quartier Pablo Picasso de Nanterre, une équipe de jeunes footballeurs algériens. Militant du MRAP, j’ai envie de lire à cette soirée ce communiqué de nos amis de l’UJFP, tout y est dit :

Halte aux crimes racistes 

A Toulouse et Montauban, des militaires ont été froidement assassinés. Certains étaient d’origine afrocaribéenne ou arabe. A Toulouse, une école confessionnelle juive a été attaquée à l’arme lourde. Un rabbin et plusieurs enfants ont été également froidement assassinés.  L’UJFP exprime son total soutien aux familles touchées par ces meurtres. A l’heure où ces lignes sont écrites, il est possible que ces crimes abjects soient liés mais il n’y a pas de preuve. 

L’UFPJ qui compte en nombre, parmi ses membres, des victimes et des descendants de victimes d’une époque où le racisme d’Etat assassinait en masse les gens en fonction de leurs origines, dénonce ces crimes.  Ces meurtres se déroulent dans notre pays où règne actuellement un climat dominé par un discours d’Etat raciste et xénophobe d’une extrême violence. Tous les racismes, qu’ils frappent les Roms, les Noirs, les Arabes, les Juifs ou d’autres, ne sont pas des opinions mais sont des incitations aux passages à l’acte criminel.

 Toute essentialisation des êtres humains en fonction de leurs origines, de la couleur de leur peau, de leurs croyances ou de leur non - croyance conduit à la barbarie. Toute banalisation des discours racistes ou d’exclusion, qu’ils soient antisémites ou islamophobes, qu’ils désignent les pauvres, les jeunes, les femmes, les enfants…est inadmissible et doit être combattue avec force. 

L’UJFP espère que la lumière sera faite sur ces crimes et que tous les discours racistes seront combattus sans exclusive. 

Bureau national de l’UJFP , le 19 mars 2012 

  La semaine d’éducation contre le racisme s’ouvre sur une actualité d’horreur
Le deuil universel, les minutes de silences observées dans toutes les écoles de France, doivent être suivis d’autres cris, d’autres paroles, d’autres images…
 Mercredi 21 mars, à Nanterre comme sans doute dans beaucoup d’autres villes, la journée internationale d’éducation contre le racisme sera marquée par une soirée de la jeunesse, du sport, des musiques, et nous voulions que ce soit une nouvelle fête.
Notre centre social et culturel prépare des initiatives autour de l’exposition réalisée par la fondation Lilian Thuram « EXHIBITION, l’invention du sauvage », et invite, mardi 10 avril, l’écrivain Didier Daeninckx. Savez-vous qu’un de ses livres, Cannibale, a pour narrateur un Kanak, déporté pour être exhibé à l’exposition coloniale de 1931 à Paris, séparé de sa fiancée troquée contre des crocodiles avec un cirque allemand ? Il transmet le témoignage de sa vie à des jeunes Kanak en lutte pour l’indépendance, bientôt mitraillés par les hélicoptères de la gendarmerie, avant le massacre  d’Ouvéa. Ouvéa : un journaliste ce matin rappelait sur les ondes de France-info qu’une campagne électorale avait déjà été troublée par un massacre, commis dans les années quatre-vingt du siècle dernier, et qui porte ce nom. Mais ni les montreurs de sauvages, ni les tueurs,  ni leurs commanditaires, n’étaient alors des fous, ni même probablement des racistes avérés, aux yeux de leurs contemporains, puisque leurs carrières, coloniales, militaires ou politiques ont continué à se dérouler le plus tranquillement du monde.

Oui, il faut encore beaucoup de paroles, beaucoup de cris, beaucoup de livres, beaucoup d’humanité, pour qu’on puisse dire, sans risque que l’histoire et l’actualité viennent brutalement nous ramener à nos pires cauchemars,  ces mots de Paul Eluard : « L’aube dissout les monstres »