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lundi 30 mars 2015

Les élections départementales vues des tours Aillaud. Second tour. DES ETOILES ROUGES DANS UNE NUIT BLEUE...


 
 
Moment fort de la soirée électorale à Nanterre : Nadine Garcia, conseillère générale sortante,  remet son écharpe à Laureen Genthon, dont elle est désormais la suppléante. La jeune militante communiste, habitante du quartier du Parc-sud, vient d’être élue Conseillère départementale en binôme avec le maire, Patrick Jarry. (Voir les résultats de tous les bureaux de vote de Nanterre dans les deux cantons.)
C’est une des six étoiles rouges qui scintillent dans la nuit bleue des Hauts-de-Seine, où la chute du PS permet à la droite de renforcer sa mainmise. Marie-Héléne Amiable et Pierre Ouzoulias (PCF Front de gauche) ont battu l’UMP à Bagneux/Bourg-la-Reine avec 54,3 % des suffrages exprimés. Elsa Faucillon et Gabriel Massou (PCF-Front de gauche) ont réalisé « le plus beau score du département » (Le Parisien) : 75,9% à Gennevilliers/Villeneuve-la-Garenne contre le FN.
Nanterre ne veut pas de l’UMP
Dans le premier canton de Nanterre, Laureen Genthon et Patrick Jarry réalisent 63,7 % des suffrages exprimés. Malgré un taux d’abstention très élevé (seulement 37,7 % de participation, contre 40, 8 % au premier tour), et près de 600 bulletins blancs et nuls,  elle et il obtiennent 104,6 % du total des voix de la gauche au premier tour (2). Le tandem UMP n’est majoritaire que dans 2 bureaux de cette circonscription (1), et dans quatre bureaux du  deuxième canton, tous situés dans le quartier du Plateau-Mont-Valérien. L’UMP est battue dans les bureaux du centre-ville où la droite était en tête dans la plupart des scrutins précédents.
Dans le canton 2 Nanterre-Suresnes, Habiba Bigdade et Antoine Seguin, devenu-e-s les candidat-e-s du « rassemblement républicain de la gauche, du centre et des écologistes », ont obtenu 57,71 % des suffrages exprimés dans les bureaux de Nanterre. Malgré un taux d’abstention très élevé (seulement 35, 3 % de participation, contre 38,2 % au premier tour), et près de 500 bulletins blancs et nuls, elle et il obtiennent 99,8 % du total des voix de la gauche au premier tour (101,4 % dans les bureaux de Suresnes) (2). C’est dans le bureau 46, où je vote, avec mes voisins des tours Aillaud, que leur score est le meilleur du canton : 72, 1 % des suffrages exprimés. Mais seulement 26,1 % des électeurs inscrits se sont déplacés (30% au premier tour), et il y a eu 19 blancs et nuls (18 au premier tour). Le binôme a réalisé 168 voix (96 % du total de la gauche au premier tour). Dans le bureau 47, situé dans le même groupe scolaire, où votent d’autres habitants des Tours Aillaud avec certains de leurs voisins du boulevard Pesaro, Habiba Bigdade et Antoine Seguin réalisent 183 voix (66,1% des exprimés) , soit 104,5 % du total de la gauche au premier tour, avec le même taux de participation (27,4%) et 19 bulletins blancs et nuls (15 au premier tour).
Mais c’est, sans surprise, le duo UMP Camille Bedin/ Christian Dupuis, maire de Suresnes, qui l’emporte (42,3 % à Nanterre ; 67,5 % à Suresnes ; 59,3 % sur le canton). Ainsi, le charcutage des cantons, voulu par le PS, dans l’espoir de renforcer le « bipartisme » et de  prendre des sièges au Front de gauche, se traduit, à Nanterre aussi, par la perte d’un siège pour la gauche : il y avait en effet trois conseillers généraux communistes élus en 2008 et 2011 dans notre ville. Et des conseillers départementaux UMP, bien qu’ils y soient minoritaires, auront un point d’appui pour établir un réseau clientéliste dans le quartier populaire du Parc. Surtout que la droite UMP/UDI, à cause de la politique désastreuse du gouvernement Valls-Macron, renforce son emprise sur les Hauts-de-Seine, avec 38 conseillers départementaux  de droite sur 46 sièges.
La lourde défaite du PS appelle à changer la politique
Certes, le charcutage électoral a permis au PS de faire élire à Montrouge-Malakoff les deux seuls Conseillers départementaux socialistes du 92 (contre 7 dans la mandature précédente). Mais c’est au détriment du PCF-Front de gauche qui avait une conseillère générale élue à Malakoff ! (3) Et surtout cela pèse peu, face à la débâcle électorale nationale du PS, avec dans les Hauts-de-Seine  de nouvelles lourdes défaites, après celles des municipales, dans des villes emblématiques comme Clichy-la Garenne ou Colombes. Et il entraîne dans sa chute d’autres forces de gauche et écologistes.  
Appeler, au lendemain de cette déroute électorale du PS,  au rassemblement national contre l’UMP et le FN ne sert à rien d’autre qu’à faire grandir l’abstention et le dégoût de la politique, si les socialistes au pouvoir s’obstinent à défendre et imposer une politique d’austérité, de reculs sociaux, d’abandon des valeurs et des luttes de la gauche,  qui aggrave la misère et le désarroi, et qui, loin de permettre de sortir de la crise, mène le pays à la catastrophe.
Avec les points d’appui que constituent les élu-e-s Front de gauche dans les municipalités, les départements (4), les régions, au Parlement, avec toutes les forces de gauche et écologistes qui ne se résignent pas à de nouvelles défaites et de nouvelles régressions annoncées, avec des syndicalistes, des associatifs, des citoyennes et des citoyens, il est urgent de construire une alternative. Et les communistes ne sont pas les seuls à y appeler ! Il est urgent d’ouvrir des chantiers de l’espoir. Il est urgent d’inventer une véritable démocratie, de créer partout des espaces de rencontre et de mobilisation, de bouleverser la politique pour que partout le peuple, dans sa diversité, l’investisse.

(1)     J’exclus de l’analyse des résultats à Nanterre l’atypique bureau 14 (école Joinville) qui concerne la caserne dite de la Garde républicaine. A noter cependant que 120 de ces militaires ont voté FN le 22 mars (52,8 % des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 39,3 %). Le 29 mars, c’est chez ces encasernés que l’UMP a fait son plus fort score, avec 118 voix (67,82% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 28,6 %, un des plus faibles de la commune). Le civisme de la Grande Muette n’est pas un modèle…

(2)     La question du « report des voix » au second tour est toujours complexe. Ainsi, par exemple, me retrouvant assesseur dimanche dernier au 39e bureau (école des pâquerettes au Petit Nanterre), j’ai constaté qu’environ la moitié des électeurs venus voter ne l’avaient pas fait au premier tour. Le taux de participation, parmi les plus faibles de la ville, n’a  pas changé de manière significative entre le 22 (27,6 %) et le 29 (28,5 %). Les scores des candidats n’avaient rien de surprenant par rapport aux totaux de leurs « camps » respectifs au premier tour.  Je ne sais pas si on peut extrapoler pour les autres bureaux de vote. Cela confirmerait qu’en dehors d’une mouvance militante, très minoritaire, les raisons d’aller voter ou pas sont diverses, et, si j’en crois quelques conversations de sortie de bureau de vote, souvent liées, pour ceux qui votent souvent,  à des contingences personnelles sans rapport avec les choix politiques, surtout quand il n’y a guère d’incertitude quant au résultat probable, et/ou que l’enjeu de ce scrutin-là ne semble pas essentiel. Ce serait une étude à faire.

 Bien sûr, autre chose est le refus de participer aux élections comme forme d’expression contre l’offre politique proposée ou « le système », qui semble partagé par une forte proportion des électeurs inscrits dans les quartiers populaires, et est assurément majoritaire, si on ajoute ceux qui, bien qu’ayant le droit de le faire, ne s’inscrivent pas, volontairement, sur la liste électorale de la commune. Le nombre relativement faible  de bulletins blancs (10) ou annulés volontairement (8), au bureau 39, comme dans les autres, montre que la récente « prise en compte » du vote blanc dans la proclamation des résultats, sans que cela pénalise les scores officiels et médiatisés des candidats toujours calculés par rapport aux suffrages exprimés,  ne change strictement rien à l’abstentionnisme volontaire et devenu « structurel ». Pas plus que les bavardages récurrents sur l’obligation qu’il faudrait de voter, souvent à connotation autoritariste et répressive, ne saurait résoudre la crise de la politique et la mise à mal de la démocratie par la soumission des politiques imposées aux peuples et au mépris de leurs votes, aux intérêts des profiteurs de « la main invisible du marché » capitaliste.

(3)  Au delà de la mise en commun de Montrouge  avec Malakoff qui a permis au PS de gagner le nouveau canton, il est intéressant de noter que sur la circonscription la gauche anti-austéritaire avec le regroupement FdG EELV sur Malakoff-Montrouge et la liste FDG à Bagneux  est la première force à gauche sur la circonscription:
3422 ( Malakoff) + 1816 (Montrouge) + 4257 ( Bagneux ) = 9495
contre pour le PS:
2226 ( Malakoff) + 4132 ( Montrouge) + 1166 (Bagneux) = 7524 (message du Front de gauche Malakoff)
(4)  " A l'issue du second tour des élections départementales, le Front de gauche comptent 176 conseillers départementaux en métropole, dont 167 PCF et apparentés. Le PCF et le Front de gauche sont donc la 3ème force politique en terme d'élus, derrière l'UMP-l'UDI, le PS, et loin devant le FN.
2 fois sur 3, lorsqu'un binôme FDG était présent au 2ème tour, il l'a emporté, témoignant ainsi de la grande capacité de rassemblement de nos candidats.
Le Val-de-Marne que beaucoup de commentateurs de la vie politique annonçaient comme perdu pour la gauche, garde sa majorité et une présidence communiste. C'est une politique de progrès social au service de ses habitants qui est ainsi confirmée dans les urnes." (déclaration du PCF, 30 mars 2015)

 

 

 

samedi 28 mars 2015

27 mars 2002- 27 mars 2015 : hommage aux élu-e-s de Nanterre assassiné-e-s


Cérémonies  à Nanterre à la mémoire des 8 élu-e-s assassiné-e-s le 27 mars 2002 pendant une séance du Conseil municipal :
• Louisa Benakli, 40 ans, avocate, membre du PCF, adjointe déléguée à l'enfance. 
• Christian Bouthier, 46 ans, professeur, membre du PCF, conseiller municipal depuis 1998 
• Jacotte Duplenne, 48 ans, institutrice spécialisée auprès d'enfants handicapés, militante du PCF, adjointe déléguée à la jeunesse et à l'enseignement secondaire et supérieur 
• Monique Leroy-Sauter, 43 ans, expert-comptable, membre du groupe Union pour Nanterre.
• Olivier Mazotti, 38 ans, enseignant, membre du groupe Union pour Nanterre.
• Valérie Méot, 40 ans, institutrice, membre du PCF dont elle est secrétaire de la section locale.
• Michel Raoult, 58 ans, cadre à EADS, membre du groupe Union pour Nanterre 
• Pascal Sternberg, 30 ans, membre du parti les Verts, conseiller régional et chargé de mission.
Recueillement le matin autour de la sépulture de Louisa Benakli, à la mi-journée sur la Terrasse de Nanterre où des plaques au nom de chacun-e-s des huit élu-e-s baptisent des allées, puis dans la soirée, au centre Valérie Méot, au Petit-Nanterre.

 

mardi 24 mars 2015

Les élections départementales vues des Tours Aillaud (1er tour)


Voir le détail des résultats dans chaque bureau de vote de Nanterre
Pour un premier coup d’œil sur les résultats du premier tour des élections départementales, il est utile de commencer par la proximité, par « son » propre bureau de vote. Le « mien » est dans la circonscription « Nanterre2 », mariée de force avec Suresnes.
Dimanche soir, au bureau 46, où votent des habitants de « ma » cité des Tours Aillaud, l’équipe des candidats présentés par le PCF-Front de gauche, Gauche citoyenne et Europe-Ecologie-Les Verts était en tête : 92 voix (33,9 %), devant celle du PS (83 voix ; 30,6 %) ; de l’UMP (49 voix ; 18,1 %) ; du FN (35 voix ; 12,9 %) ; du MODEM (12 voix ; 4 %). Après le dépouillement, auquel ont participé des jeunes, dont certains votaient pour la première fois,  mobilisés pour notre candidat Samir Abdelouahed, nous étions donc plutôt joyeux. Mais aussi inquiets : sur les 964 électeurs inscrits, seulement 289 (30%) avaient voté. L’abstention massive, dans notre cité populaire, reste la forme majoritaire d’expression des souffrances et de la colère. Pour changer la politique, pour que nos voisins l’investissent, la tâche reste immense.
Dans l’autre bureau de la même école Maxime Gorki, le 47, où votent d’autres habitants des Tours Aillaud, ainsi que certains de leurs voisins du Boulevard Pesaro, le taux de participation n’était que de 27,4 %. Les candidats du PS étaient en tête avec 97 voix (34,2 %), nous étions deuxième (78 voix, 27,5 %), devant ceux de l’UMP (53 voix, 18,7%), du FN (50 voix, 17,6%), du MODEM (6 voix, 2%). Alors, Samir et ses potes, un effet trop particulier pour que ça pèse dans les résultats du canton, dans lequel Suresnes et son maire UMP, ses conseillers FN, ont la part du lion ? Le charcutage voulu par le gouvernement, pour neutraliser une partie de nos voix nanterriennes rebelles, risque de conduire à la perte d’élus de gauche dans un département, qui, à en croire le titre du Parisien de lundi matin, « aime le bleu ».
Nanterre la rouge résiste bien dans ses bureaux du deuxième canton
Cependant, le fait remarquable, c’est la résistance de l’électorat Nanterrien. Si on fait le total des bureaux de vote du canton qui sont sur la commune de Nanterre (16077 électeurs inscrits), certes il n’y a eu en moyenne que 38,2 % de taux de participation, contre 46,2 % à Suresnes (27391 électeurs inscrits). Mais c’est l’équipe PCF-Front de gauche, GC, EELV qui est première (1609 voix ; 27,6%), devant l’UMP (1439 voix ; 24,6 %), le PS (1393 voix ; 23,9 %), le FN (1047 voix ; 14,9%), le MODEM (352 voix ; 6%).
Bien sûr, sur l’ensemble du canton, la couleur n’est pas la même. Avec nos 2540 voix (14,2 %), nous ne sommes que quatrième. L’UMP (7599 voix ; 42,5 %) est en tête, suivi du PS (3913 voix ; 21,9%), devant le FN (2775 voix ; 15,5%), et le MODEM (1048 voix ; 5,9%) est dernier.
D’ici dimanche prochain, on le voit, la tâche des candidats socialistes est herculéenne, s’ils voulaient atteindre les objectifs fous dont leur parti rêvait encore avant les municipales, surtout avec le désarroi et la colère des électeurs de gauche trahis par la politique Valls-Macron. Encore heureux que cela ne se traduise pas, ici, par un déferlement FN !
Il faut que la candidate UMP fasse le score le plus bas possible, surtout à Nanterre, et en particulier dans le quartier du Parc, où elle est par exemple l’adversaire de l’école publique, encourageant dans son programme, présenté pour les municipales, l’ouverture d’écoles privées, payantes. Habiba Bigdade est aussi dans le département une militante responsable d’une grande association pour l’égalité, contre le racisme, pour les droits de la personne humaine. Personnellement, j’appelle à la mobilisation pour les valeurs de gauche, et à voter contre la droite, pour les candidats de gauche, Bigdade et Seguin, dimanche 29 mars,  au deuxième tour de l’élection départementale dans le canton Nanterre 2-Suresnes.
 D’ailleurs, devant la belle performance, dans l’autre canton, de l’équipe soutenue par le PCF-Front de gauche,  qui constitue l’évènement marquant de ces élections dans notre ville, les responsables du PS de Nanterre ne se sont pas fait prier pour soutenir la victoire annoncée de Laureen Genthon et du maire.
Nanterre la rouge s’apprête à élire dimanche 29 mars une jeune communiste au Conseil départemental, contre la "droite dure" de l'UMP.
Dans le canton Nanterre 1, le binôme Laureen Genthon – Parick Jarry a réalisé 4832 voix (42,3 % des exprimés) au premier tour, à l’issue d’une campagne de terrain dans laquelle Nadine Garcia, conseillère générale sortante, a joué un rôle particulièrement actif (comme l’a fait aussi Marie-Claude Garel dans l’autre canton).  Il serait étonnant que l’UMP (2251 voix ; 19,7 %), talonné par le FN (2051 voix, 18%), jette l’éponge, il y aura donc, ce dimanche 29 mars,  un second tour. Le PS (1516 voix ; 13,3 %) appelle à voter pour l’équipe de gauche arrivée en tête. Le MODEM (773 voix ; 6,8 %), en procès avec l’UMP local pour une histoire de sigle, ne fera sans doute pas campagne pour cette droite-là.
Le taux de participation (40,6 %)  a été à peine moins faible  que dans les bureaux nanterriens de l’autre canton, inférieur de 11 points à la moyenne départementale (51,6 %). Ce qui est le cas des grandes villes populaires où l’électorat majoritairement à gauche, exprime ainsi sa colère contre la politique d’austérité menée par le gouvernement. La rapidité de la campagne, le manque de clarté sur le devenir des départements et leurs compétences, a encore aggravé le phénomène. Toutefois, le taux de participation moyen était inférieur en 2011, nationalement et à Nanterre dans 2 des 3 cantons (1).
Des vagues rouges dans une mare bleue
Dans le département, le résultat des candidats « PCF-Front de gauche-citoyens-écologistes anti austéritaires » est de 9,7 % (7,4 % en 2011 ; 13,9 % en 2008 ; 10,9 % en résultats cumulés des cantonales 2008 et 2011) (2) Ils sont présents au second tour à Gennevilliers-Villeneuve-La-Garenne (44 % ; 56,1 % à Gennevilliers) face au FN ; à Nanterre 1 (42,3 %) face à l’UMP ; Bagneux-Bourg-la-Reine (33,4% ; 50,4 % à Bagneux) face à l’UMP. Ils réalisent 23,5% à Montrouge-Malakoff (40,7% à Malakoff) ; 14, 2% à Nanterre2-Suresnes (27,6% dans les bureaux de ce canton sur la commune de Nanterre) ; 11% à Issy-les-Moulineaux ; 9,2 % à Colombes 1 ; 9,1 % à Colombes2/Bois-Colombes/La Garenne-Colombes ; 8,1 % à Châtenay/Le Plessis/Sceaux ; 6,6 % à Chatillon/Fontenay et à Clamart/Vanves ; 5,7 % à Antony ; 5,3 % à Meudon/Chaville ; 5,1 % à Courbevoie sud/Puteaux…
Nationalement, le ministère de l’Intérieur a tenté de minimiser les résultats des candidats « Front de gauche » en les classant « divers gauche ». En réalité, ils totalisent 9,4 % (8,92 % en 2011)
Le Parti socialiste réalise 21,51 % dans les Hauts-de-Seine (21,52 % en résultats cumulés des cantonales 2008 et 2011). Dans les villes qu’il a perdues aux municipales, il est derrière la droite. Il n’est arrivé en première position qu’à Clichy, avec 29 %, dans une situation locale très embrouillée. Nationalement, le PS obtient 21,47 %.
L’UMP-UDI obtient 44,7 % dans les Hauts-de-Seine (38,3 % en résultats cumulés des cantonales 2008 et 2011). Ils ont 10 élus dès le premier tour : 2 UMP à Antony, 1 UMP et 1 UDI à Boulogne 1; 1 UMP et 1 UDI à Chatenay ; 1 UMP et 1 UDI à Neuilly ; 2 UMP à Saint-Cloud. Nationalement, l’UMP-UDI obtient 28,95 %.
Le MODEM, présent dans 11 cantons des Hauts-de-Seine, y réalise 5,31 % des voix.
Le FN obtient 12,89 % dans les Hauts-de-Seine (3,79 % en 2008 ; 12,34 % en 2011). Nationalement, il obtient 25,72 % et 8 élus au premier tour.
Quelques éléments pour des analyses locales à venir
Il peut être intéressant de considérer le rapport des forces politiques à Nanterre, tel que l’ont établi les électeurs qui se sont exprimés le 22 mars. Les étiquettes des candidats dans les deux circonscriptions étant similaires, on peut pour cela totaliser leurs scores dans tous les bureaux de vote de la ville.
Sur les 18 075 suffrages exprimés le 22 mars (sur 45 475 électeurs inscrits), cela donne :
1.      PCF-Front de gauche, allié à Gauche citoyenne, et à EELV dans le canton Nanterre-2 :

6441 voix (37,3 %)

2.      UMP-UDI : 3690 voix (21,4 %)

3.      FN : 3098 voix (18%)

4.      PS : 2909 voix (16,9 %)

5.      MODEM : 1025 voix (5,9%)

Comparés aux 53% de la majorité municipale réalisés en 2014, les scores en % de la gauche apparaissent globalement légèrement supérieurs, malgré un PS qui ne retrouve pas ses scores cumulés des cantonales 2008 et 2011, et est très en dessous de ceux de 2011 (1,2).  A droite, la tendance nationale à la poussée vers « la droite dure » continue de se faire au détriment du MODEM, et, même compte-tenu du rôle des médias qui l’ont boosté, le FN (inexistant aux municipales) semble s’ancrer, malgré l’absence de leader local. Le  FN avait déjà fait une percée comparable en % aux cantonales en 2011 dans un des cantons, alors que l’ UMP était beaucoup plus faible dans la ville.
(1)    rappel des résultats des élections cantonales précédentes dans les 3 cantons de Nanterre  (résultats de moins de 5 % non mentionnés, sauf FN en 2008) 
A prendre avec précautions si on veut se hasarder à des comparaisons, à cause du changement de situation politique  dans le pays et du nouveau découpage des cantons :

Canton Nanterre-nord :

Inscrits : 16 941 ; votants : 8917 (52,6 %)

Patrick Jarry (communiste) : 48,8 %

Barbara Feaugas (UMP) : 16,3 %

Estelle Le Touzé (div.gauche) : 13,8 %

Didier Debord (PS) : 11,4 %

Huguette Fatna (FN) : 4,8 %

2 éme tour : Jarry : 72,2 % ; Feaugas 27,8 %

Canton Nanterre-sud-est :

Inscrits : 9963 ; votants : 3147 (31,59 %)

Nadine Garcia (communiste): 36,4 %

Rachid Tayeb (PS) : 24,5 %

Marc Thomas (FN) : 13,5 %

David Morgan (MODEM) : 8,8 %

Vincent Jeanbrun (UMP) : 7, 1 %

Francis Massanes (EELV) : 5,7 %

Au deuxième tour, le candidat socialiste s’est désisté.

Canton Nanterre-sud-ouest :

Inscrits : 16 307 ; votants : 5944 (36,5 %)

Marie-Claude Garel (communiste) : 30,6 %

Laurent Salles (FN) : 17 %

Sophie Donzel (PS) : 16,8 %

Frédéric Lefret (UMP) : 13,6%

Pierre Creuzet (MODEM) : 11,3 %

Julien Sage (EELV) : 9 %

2ème tour : Garel 74,3 % ; Salles : 25,7%

 
2. Avant 2015, les élections des conseillers généraux se faisaient par moitié tous les 3 ans ; donc pour faire des comparaisons, il est souvent nécessaire de cumuler les résultats de 2008 et de 2011.

jeudi 19 mars 2015

SAMEDI, APRES LA MANIF


Invitation du MRAP à nous retrouver après la manifestation parisienne qui part à 15h de Barbès  (RV Nanterre à 14h, gare Nanterre-préfecture), prend le boulevard de Magenta jusqu'à République, puis devrait se disperser à Bastille.

Ces courts-métrages sont des supports pour des débats dans des établissements scolaires, des centres sociaux et culturels, pendant la semaine d'éducation contre le racisme, et toute l'année...
DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS

Série de courts-métrages réalisés par Mehdi LALLAOUI

Samedi 21 mars 2015 à 18h30

au Forum des images


Face aux résurgences du racisme et de l’intolérance, un nouvel effort doit être fait pour DÉCONSTRUIRE LES PRÉJUGÉS.


A l’occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale,

venez nombreux découvrir la série de 4 courts-métrages documentaires :


Une Africaine dans les Landes

Une famille rom à Saint-Denis

Abdelhak – souvenirs de discothèque

M et Mme Mohamed au camping
 

Projection gratuite, suivie d’un échange avec la salle et d’un pot de l’amitié

Pour plus d’informations, contactez le Mrap au 01.53.38.99.99

Forum des images

Forum des Halles

2 rue du Cinéma

75001 Paris

 

mercredi 18 mars 2015

Appel du PCF à la mobilisation contre le racisme


21 mars, journée internationale contre le racisme :

APPEL DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

Le PCF appelle à faire des 20 et 21 mars des journées de mobilisation populaire et citoyenne portant notre volonté commune d'une République pour tous et notre détermination à éradiquer tous les racismes, toutes les formes de discriminations et la xénophobie qui empoisonnent la vie de nos concitoyen-ne-s et divisent la société française.
Les actes antisémites ont doublé en 1 an. Les actes islamophobes ont été aussi nombreux, en 1 mois, que pour toute l’année 2014. Le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, la xénophobie, sont des poisons qui divisent le peuple. Ils cachent les véritables responsables de la crise, ils sont utilisés par les forces réactionnaires et d'extrême-droite dans leur projet d'une France anti-républicaine.
La haine ordinaire se développe, la « parole libérée » que Marine Le Pen appelait de ses vœux, après les attentats du 7 Janvier 2015, n’est plus, chose gravissime, un délit mais une opinion banalisée. Il y a danger.
Les faiseurs de haine sont totalement décomplexés : les propos immondes tenus par des candidats d’extrême droite sur les réseaux sociaux nous le rappellent. Et tout cela, sans sanction prise à la mesure du préjudice subi.
L’intolérance contre les « arabo-musulmans » et les Roms est pointée depuis 6 ans par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme sans vraie réaction des gouvernements successifs, que le gouvernement Valls-Hollande a lui-même poursuivi la politique de répression contre les migrants.
La parole s’est libérée car l’exemple est aussi venu d'en haut de ministres, d’hommes politiques qui instrumentalisent, multiplient les amalgames, les stigmatisations. Leur responsabilité est considérable !
Nourri par toutes les frustrations, les souffrances, les inégalités et les déchirures que provoque notre société en crise, le racisme, sous toutes ses formes, menace le vivre ensemble dans une République où  les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité sont plus que jamais à cultiver.
Le racisme est l'instrument d'une domination économique et sociale insupportable qui  divise ceux qui devraient être unis   permettant d’évacuer la responsabilité des politiques libérales et  des grands groupes capitalistes.
La République pour tous, l'égalité, ça veut dire des politiques publiques qui investissent dans nos quartiers, dans nos territoires ruraux pour leur développement, qui se tournent vers la jeunesse pour lui offrir des débouchés en matière de formation et d'emploi, des politiques publiques qui restaurent l'égalité des droits des citoyens sur tout le territoire en matière d'école, de logement, de santé, d'accès à la culture ; des politiques publiques dédiées à la relance du pouvoir d'achat, à la création d'emploi, à la réindustrialisation de notre pays, l'égalité femmes / hommes dans les actes .
  • Il y a urgence à faire reculer le racisme ordinaire qui rabaisse, humilie, déshumanise
  • Il y a urgence à ouvrir un débat national sur la nature des racismes qui gangrènent notre société  pour mieux les combattre dans leur globalité sans les hiérarchiser.
  • Il y urgence d’en finir avec toutes les discriminations en portant le combat pour le droit à l’égalité.
  • Il y a urgence à retrouver le vrai sens de la laïcité, garante du vivre ensemble.
Nous appelons l'ensemble de la population à s'unir et à manifester au cours de ces deux journées pour exprimer notre exigence d'égalité et pour :
  • L’application et le renforcement des lois contre le racisme, la xénophobie et le négationnisme
  • La lutte contre le contrôle au faciès
  • Le retour du droit du sol intégral
  • Le droit de vote des résidents étrangers non-communautaires
  • La régularisation des sans-papiers

 

 

 

mardi 17 mars 2015

Pour qu' Alaa Belkhir soit libéré et régularisé


Lundi 16 mars, rassemblement pour la libération et la régularisation d'Alaa, lycéen sans papiers de La Tournelle (La Garenne-Colombes, 92), pour les lycéens à la rue à Paris, pour l'accueil des Mineurs Isolés Etrangers...Confinés entre des barrières gardées par de nombreux policiers, nous n'avons pas eu accès à l'esplanade de l'Hôtel de ville, où étaient pourtant exposées des oeuvres photographiques sur le thème de la ville, de l'exclusion, des SDF...
Voir une vidéo du rassemblement.

Texte de la pétition à signer sur le site RESF : 

Lycéen au LP la Tournelle, à la Garenne-Colombes, Alaa est originaire d’Algérie. Il vit et étudie en France.
Son cas est classique : un banal contrôle de police l’amène rapidement au centre de rétention de Vincennes avec une OQTF préfectorale (obligation de quitter le territoire français).
Entré en France après 16 ans, Alaa figurait comme tant d’autres dans les laissés-pour-compte de la circulaire Valls du 28/11/2012, dite de « régularisation ».
D’un moment à l’autre, il peut maintenant être expulsé, renvoyé en Algérie où il n’a plus personne puisque ses parents, grands-parents, son frère et sa sœur vivent à Asnières ou dans le 92. Imagine-t-on ce jeune se retrouver totalement seul et démuni dans un pays quitté à l’adolescence et où il n’a plus rien ni personne ?
De plus, comme Alaa vivait en France il n’a pas été recensé comme il aurait dû l’être à l’âge de 19 ans. Il risque donc maintenant d’avoir - en plus de ses 18 mois de service militaire - à purger 2 ans de prison en Algérie.
Bien conscient de l’impopularité de ces expulsions de lycéens, les gouvernements de gauche comme de droite y avaient presque totalement renoncé depuis des années. Avec Alaa, verrons-nous le retour à de telles pratiques devenues exceptionnelles ?
Ni ses enseignants, ni ses camarades ne l’admettraient. Et nous ne l’admettons pas non plus.
Nous vous demandons, monsieur le Préfet, la libération d’Alaa BELKHIR, la levée de l’OQTF qui pèse sur lui et sa régularisation.
mardi 10 mars 2015.
 

 
merci à J.C. Saget pour cette photo
 

vendredi 13 mars 2015

21 MARS 15h BARBES : L'APPEL DU MOUVEMENT CONTRE LE RACISME ET POUR L'AMITIE ENTRE LES PEUPLES





43 boulevard de Magenta, 75010 PARIS
Tél. 01 53 38 99 81     
www.mrap.fr

Comité de Nanterre du MRAP
27 rue Sadi Carnot, 92000 NANTERRE
Permanence contre les discriminations racistes, sur rendez-vous : 
06 31 82 20 85

Déclaration du MRAP  pour le 21 mars 2015,
 journée internationale contre toutes les formes de racisme
 
 Le 21 mars 1960, à Sharpeville en Afrique du Sud, 60 000 Africains brûlèrent leur laissez-passer pour protester contre l'apartheid ; la répression fit 69 morts dont de nombreux lycéens et collégiens. C'est en hommage à ces victimes que le 21 mars a été décrété journée internationale de lutte contre le racisme par l’ONU en 1966.

49 ans après l’instauration de cette journée mondiale, 43 ans après le vote par le Parlement français de la Loi du 1er Juillet 1972 instituant le  racisme en tant que délit, le MRAP s’inquiète d'une montée sans précédent, depuis ces 50 dernières années, de toutes les formes de racisme et du rejet de l'Autre parce que différent. Dans le même temps, on assiste aux inquiétants phénomènes réactionnaires que constituent  une montée  de l'homophobie  ainsi qu'une remise en cause  des droits  des  femmes.

 Comme dans les années 30 du siècle dernier, les vieux démons réapparaissent: l’étranger, le Rom, le Musulman – ou supposés tels -  sans oublier le sans papiers, redeviennent les « boucs émissaires » auxquels est attribuée la responsabilité de  tous les maux et de toutes les injustices de la société dont ils sont les premières victimes.   

 En raison d’une situation socio-économique  catastrophique et de la montée des inégalités sociales en France comme dans l’ensemble de l’Europe,  l’extrême droite tente de faire oublier l’inadéquation et la dangerosité, de son « projet » pour la société toute entière. Alors qu’en France, le FN promettait des candidats  "irréprochables" pour les élections départementales,  le masque tombe et la vraie nature de ce parti refait surface : raciste, xénophobe et homophobe. En témoignent les propos odieux tenus par plusieurs candidats sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

De plus, comment s’étonner de la banalisation du racisme et de la recrudescence des actes racistes lorsque des responsables gouvernementaux vont jusqu'à tenir des propos stigmatisants qui ne peuvent être perçus que comme une justification d'un rejet par nature raciste.

 Depuis les attentats de janvier dernier, les actes islamophobes ont augmenté de 70% par rapport à janvier 2014, tandis que les actes antisémites ont doublé en un an. La parole se libère : se dire « raciste » n'est plus tabou. Le 11 janvier dernier, pourtant, des millions de citoyens  avaient dit leur refus de la haine et de l'amalgame, en même temps que  leur solidarité avec Charlie et les victimes du magasin casher.

 En refusant de traiter les Roms en citoyens européens à part entière qu’ils sont, la France prolonge la persécution séculaire et les préjugés dont ils sont victimes. C'est parce qu'une politique d'État expulse les enfants vivant avec  leurs familles que les plus extrémistes se sentent libres de rejeter les Roms jusque dans la mort comme ce fut le cas pour la sépulture refusée à la petite Maria Francesca dans la commune de Champlain.

 Les droits des migrants se voient  sans cesse remis en cause, et la France, comme l'Union Européenne, persistent dans leur refus de ratifier la « Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée le 18 décembre 1990 par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Quant à la convention de Genève du 28 juillet 1951, relative au statut des réfugiés, c'est encore bien "chichement", par rapport  à d'autres pays, que la France consent à en respecter les obligations, annonçant son intention d’accueillir 500 réfugiés syriens sur les 2,5 Millions de réfugiés en attente d'accueil et réinstallation à travers le monde.

La Méditerranée, mer d'échanges et de brassage entre les peuples depuis l'antiquité, s'est transformée au XXIe siècle - et dans l'indifférence générale des gouvernants - en un cimetière marin le plus immense du monde ! Plus de 20 000 migrants à la recherche d'un monde meilleur y ont trouvé la mort.
 
 En ce 21 mars, le MRAP réaffirme, à la fois, son refus de toute forme de racisme et son refus d'une société racisée.  Il refuse les politiques de boucs émissaires et condamne les discours de haine d'où qu'ils viennent. Le racisme ne doit pas être un fonds de commerce électoral.

 Parce que le racisme prospère sur les inégalités, le MRAP appelle à une mobilisation de toutes et tous pour une véritable égalité des droits. La solution n'est pas dans de redoutables futurs "matins bruns" mais dans une lutte partagée visant à faire reculer les problèmes sociaux et politiques de la France, générateurs d’inégalités, de concurrences et de ghettoïsation.


A PARIS, RENDEZ-VOUS LE 21 MARS 2015 A 15h00
AU DEPART DE BARBES 
 POUR LE VIVRE ENSEMBLE
Paris, le 11 mars 2015 
 
Rendez-vous des Nanterriens   
samedi 21 mars  à 14 heures, gare RER Nanterre-préfecture