La fête de l'Humanité, trois jours de débats, de concerts, d'évènements...

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Le blog du Front de gauche à Nanterre

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lundi 18 août 2014

URGENCE PALESTINE

 


Appel du Collectif National
 
 
pour une Paix Juste et Durable
 
 
 
entre Palestiniens et Israéliens *
 



 mercredi 20 août à 18 heures 30
 
 
place des Invalides – métro Invalides
 


Halte à l’agression israélienne
 

Levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
 

Libération de tous les prisonniers
 

 
Sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international
 

Soutien à la résistance du peuple palestinien
 

Oui à la liberté d’expression, non à la criminalisation de la solidarité 


* Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble - Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - le Mouvement de la Paix – les Alternatifs - les Femmes en noir - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) - Organisation de Femmes Egalité – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) -- Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

rando street arts de Paris à Bobigny

Images prises dimanche 16 août 2014 notamment pendant la croisière du
Canal de l'Ourcq organisée par l'office du tourisme de la Seine-Saint-Denis
voir toutes les photos

jeudi 14 août 2014

Aujourd'hui, harcèlement policier contre des familles sans abri...


 
Il était vraiment urgent et prioritaire de mobiliser la police, la veille du 15 août,
 pour confisquer un véhicule dans lequel des sans abris dormaient, sous prétexte de stationnement abusif sur ce parking déjà fermé par des vigiles !
 
La veille du 15 août, les autorités de la République ont mobilisé une trentaine de policiers pour une nouvelle opération de harcèlement des familles Roms confinées sur le parking au bout du quai SNCF de la gare Nanterre-Université. Alors que des vigiles d'une entreprise privée se relaient jour et nuit pour empêcher que les véhicules dont ils ont relevé le numéro puissent accéder au parking, fermé par une barrière dont ils ont la clef,  une fois qu'ils en sont sortis (à combien se monte la facture, et qui va la payer ?), cet après midi, les forces de police ont saisi et mis à la fourrière un véhicule sous prétexte d'abus de stationnement sur ce parking ! S'ils l'avaient pu légalement, les forces de l'ordre auraient probablement  chassé de leur campement de fortune la trentaine de personnes (dont une moitié d'enfants, y compris ceux qui ont pu être inscrits dans des écoles de Nanterre).    Ils ont refusé de rendre le véhicule à son propriétaire qui proposait de payer l'amende, car les papiers, ainsi que d'autres documents personnels, sont dans le véhicule, dont l'accès lui a été refusé. Avec un avocat, le comité de soutien va soutenir  les démarches nécessaires pour la restitution du véhicule. 

Cet acte inqualifiable (car je ne suis pas juriste) est d'autant plus nuisible qu'au moins une personne y passait les nuits. Ce qui renforce l'urgence de l'appel aux associations ou aux citoyens qui le peuvent, pour qu'une ou deux tentes supplémentaires soient apportées d'urgence. Des besoins en eau (car malgré des demandes répétées, rien n'est fait par la ville, pas plus que pour des sanitaires...),en laitages pour les enfants, en denrées permettant leur nutrition aussi équilibrée que possible, sont toujours d'actualité : le Secours Populaire (.comité de Colombes) qui a apporté de la nourriture, ne peut reprendre ses activités que lundi. Il est aussi utile de se relayer sur place pour dissuader toute provocation, tout manquement aux droits des personnes,  toute violence,  tout acte ou propos raciste, ou au moins en être témoins pour, le cas échéant, engager des poursuites judiciaires.

Les membres du bureau du comité de Nanterre du MRAP rappellent que le communiqué du MRAP qui exprimait leur opposition à l'expulsion du "bidonville" sans que des solutions pérennes d'hébergement,, de logement, d'accès à la santé, à la scolarité, à l'emploi, n'ait été trouvées, reste valable après l'expulsion du terrain appartenant à l'EPADESA, et qu'il appartient clairement au préfet d'agir en mobilisant les ressources de l'Etat, des collectivités locales, des associations,... pour y parvenir, au moins en ce qui concerne les personnes restées sans abri à Nanterre et se sont réfugiées sur le Parking. . 
A quelques jours de la rentrée scolaire, comment expliquer la non mobilisation des élus (à très peu d'exception près), des services sociaux... ? En serait-il de même si ces citoyens européens n'étaient pas des Roms, victimes de discriminations et de racisme dans leurs pays d'origine, et aussi en France ?
 Les militants du MRAP présents à Nanterre soutiendront et accompagneront les démarches que ces familles entreprendront auprès des services sociaux compétents pour faire valoir leurs droits. 

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mardi 12 août 2014

solidarité précaire


Une des quatre familles, dimanche...
Comme tous les matins, au lever du jour, tour de vigilance avec des membres du comité de soutien, le MRAP, quelques militant-e-s du Front de gauche....
Comment tenir avec une promesse d'expulsion de ce qu'il reste des familles Roms après l'expulsion du bidonville à Nanterre ? Quelques dizaines de personnes, dont la moitié d'enfants, et pas d'autre solution que de les chasser ailleurs, sans avoir rien fait comme geste solidaire, de la part des institutions de la République, même pas des toilettes, même pas un accès à l'eau ?!...Pourtant, des famille de citoyens européens avec des enfants, ça a des droits, les assistantes sociales, les services sociaux, les élus devraient se mobiliser.. Mais pour les Roms, il faudrait juste dire merci au 115 qui propose une chambre d'hôtel précaire à une maman de 19 ans et son bébé d'une dizaine de jours. Et ceux qui se laissent impressionner par l'expression de fantasmes racistes de la part de "riverains", plutôt que de travailler avec les voisins et les militants associatifs solidaires, vont s'étonner de la défiance  vis à vis "des politiques", de la montée du FN et de son venin...
Dans cette ambiance déprimante, on fait ce qu'on peut. Dimanche, quelques vivres apportées par des citoyens, hier par le Secours Populaire de Colombes, et peut-être encore cet après-midi.

vendredi 8 août 2014

URGENCE PALESTINE

La trêve est rompue, annonce la radio, le massacre reprend !

 
Manifestation
samedi 9 août à 15 heures
Denfert-​​Rochereau
Halte à l’agression israélienne
Levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
Libération de tous les prisonniers
Sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’au respect du droit international
Soutien à la résistance du peuple palestinien
Oui à la liberté d’expression, non à la criminalisation de la solidarité

CNPJDPI : Agir Contre le Colo­nia­lisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alter­native Liber­taire (AL) - Amé­ri­cains contre la guerre (AAW) - Asso­ciation des Tra­vailleurs Magh­rébins de France (ATMF) - Asso­ciation des Tuni­siens en France (ATF) - Asso­ciation France Palestine Soli­darité (AFPS) - Asso­ciation Nationale des Elus Com­mu­nistes et Répu­bli­cains (ANECR) - Asso­ciation pour la Taxation des Tran­sac­tions finan­cières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Asso­ciation pour les Jume­lages entre les camps de réfugiés Pales­ti­niens et les villes Fran­çaises (AJPF) - Asso­ciation Répu­bli­caine des Anciens Com­bat­tants (ARAC) - Asso­ciation Uni­ver­si­taire pour le Respect du Droit Inter­na­tional en Palestine (AURDIP) - Cam­pagne Civile Inter­na­tionale pour la Pro­tection du Peuple Pales­tinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Col­lectif des Musulmans de France (CMF) - Col­lectif Faty Koumba - Col­lectif inter­uni­ver­si­taire pour la coopé­ration avec les Uni­ver­sités Pales­ti­niennes (CICUP) - Col­lectif Judéo-​​Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Col­lectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-​​Denis) - Comité de Vigi­lance pour une Paix Réelle au Proche-​​Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-​​Orient du 5e arrt (CJPP5)Confé­dé­ration Pay­sanne - Droit-​​SolidaritéEnsemble - Europe Eco­logie les Verts (EELV)Fédé­ration des Tuni­siens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédé­ration Syn­dicale Uni­taire (FSU) - Gauche Uni­taire (GU) - Géné­ration Palestine - La Courneuve-​​Palestine - le Mou­vement de la Paixles Alter­natifs - les Femmes en noir - Ligue des Droits de lHomme (LDH) - Ligue Inter­na­tionale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section fran­çaise de la Women’s Inter­na­tional League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mou­vement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mou­vement Jeunes Com­mu­nistes de France (MJCF) - Mou­vement Poli­tique d’Emancipation popu­laire (M’PEP) - Orga­ni­sation de Femmes EgalitéNouveau Parti Anti­ca­pi­ta­liste (NPA) - Parti Com­mu­niste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Com­mu­niste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Par­ti­ci­pation et Spi­ri­tualité Musul­manes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Tra­vailleurs Immigrés Tuni­siens (UTIT) Union Générale des Etu­diants de Palestine (GUPS-​​France) Union Juive Fran­çaise pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etu­diants de France (UNEF) - Union syn­dicale Solidaires
Col­lectif National pour une Paix Juste et Durable entre Pales­ti­niens et Israéliens

Roms sans abris à Nanterre : faire grandir la solidarité




Vers 12h30, le Secours Populaire apportait aujourd'hui des denrées alimentaires à la petite quarantaine de personnes, dont beaucoup d'enfants, confinées sur un parking au bout du quai de la gare Nanterre-Université, depuis la destruction du bidonville il y a une dizaine de jours. Merci à Guy Breton,et au comité de Colombes du Secours Populaire. Par ailleurs, il semble qu'au niveau de la ville de Nanterre des démarches auprès d'associations caritatives aient été entreprises. Reste que le refus d'accès à l'eau et à des sanitaires continue de rendre inhumaines et dangereuses pour leur santé ces conditions de vie. 
Le reportage d'Emilien Urbach et le dossier dans l'Humanité daté des 8/9/10 août, disponible en kiosque, montre la possibilité et la nécessité, pour les Roms de Nanterre, comme pour tous ceux qui sont chassés, expulsés de camp en camp notamment dans la région parisienne et dans les banlieues d'autres grandes villes, d'une mobilisation pour de réelles popositions d'hébergement pérenne . Ce qui nécessite la mobilisation des pouvoirs publics, au niveau certes des villes, mais surtout au niveau de l'Etat, des départements, des régions...Et bien sûr une campagne contre le racisme dont ces migrants citoyens européens sont parmi les principales victimes.Loin d'être par "nature" des nomades et des marginaux, ils veulent s'ancrer quelque part, comme le prouvent l'inscription des enfants dans les écoles et l'inscription des adultes à Pôle Emploi, de ceux qui sont restés à Nanterre malgré l'expulsion du bidonville. Une nouvelle expulsion - annoncée, sans autre accompagnement social que quelques nuitées d'hôtels via le 115, dispersées dans plusieurs départements - aurait pour conséquence de rompre les premiers pas pour une "insertion" sociale, et de faire éclater les liens familiaux et de solidarité, ce que les Roms refusent.

jeudi 7 août 2014

Après l'expulsion, en attendant la prochaine...


Chambre de bébé, sur le parking de la gare Nanterre-Université
Premier acte militant après trois semaines de vacances : répondre à l’appel du comité de soutien du bidonville des Roms de Nanterre à retrouver ce qu’il reste des familles, après leur expulsion du terrain appartenant à l’EPADESA où ils avaient construit des cabanes, et organisé une vie aussi chaleureuse que précaire.
Sur les deux ou trois centaines, je n’ai revu  que quelques dizaines d’adultes et autant d’enfants, et seuls les enfants avaient conservé une indestructible joie de vivre. Où sont partis les autres ? personne ne le sait. « On attend d’être encore et encore expulsés, aujourd’hui sur ce parking, demain on sera dans un coin encore plus petit, et puis après ?  en prison ? » : le mari de Claudia nous fait comprendre son état d’âme, avec tous les mots de français qu’il peut mobiliser, et gestes à l’appui. Claudia, elle qui était notre «  interprète », est devenue presque muette, visiblement fatiguée, sinon déprimée. Suite à la destruction du bidonville, la plupart ont dormi dehors pendant une semaine, avant l’arrivée de deux ou trois tentes fournies par des associations. C’est encore sans abri, sur des matelas de fortune ou même sans matelas, qu’une vingtaine de personnes se serrent contre les piliers de béton, sous les voies ferrées, tout au bout du quai de la gare Nanterre-Université, sous le regard  indifférent des passants.  Ni point d’eau, ni sanitaires, évidemment, d’ailleurs la ville avait refusé aussi d’en installer pour le bidonville. Pourtant, on ne lésine pas pour d’autres dépenses : une barrière a été édifié à la hâte, deux véhicules et quatre agents de sécurité sont mobilisés, de peur sans doute que ce carré de goudron n’attire toute la misère de l’Ïle-de-France. Des véhicules de police patrouillent, semant la panique chez les enfants  encore traumatisés par l’expulsion précédente, qui ne sera pas la dernière : la prochaine est promise, selon les propos d’un officier de police que m’a rapportés une militante du comité de soutien : « bientôt, à tout moment, de jour comme de nuit ».   
Habitants de bidonville devenus des sans-abris sous haute surveillance et sous la menace sans trêve d’être expulsés vers une misère, s’il en existe, encore plus inhumaine   …voilà le progrès de civilisation  réservé à ces citoyens européens par les autorités de la République française.
Mais malgré tout l’être humain est admirable de résilience. Un enfant est né, à l’hôpital de Nanterre, il y a sept jours, et le bonheur de la jeune maman de 19 ans, du papa, des grands parents, de toute la grande famille, est communicatif. Au bout de quatre jours, rentabilité oblige, mère et enfant ont quitté la maternité, sans, semble-t-il, qu’un(e) assistant(e) social(e) ne se soit préoccupé(e) de leur devenir. Heureusement, des voisins les ont hébergés deux jours, puis une des tentes prêtées par les soutiens a abrité le nourrisson et sa mère, tandis que tous les autres de la famille  dormaient ou veillaient à la belle étoile. Il est vrai que grâce à l’intervention de cadres communaux, qui ont réussi à joindre le 115, après des essais infructueux de membres du comité de soutien, une chambre d’hôtel lui était réservée pour 7 nuitées. Mais c’est à Aulnay-sous-Bois. Toujours traumatisée par l’expulsion, la jeune femme a peur d’y aller, surtout qu’elle a perdu ses papiers. Et puis, sans argent, comment se nourrir sans la solidarité de la grande famille ? Surtout, visiblement, chez elle comme chez les autres Roms et chez les soutiens, la défiance de toutes les institutions est devenue très forte, après tout ce mépris, tout ce racisme, toutes ces expulsions... Les arguments de l’avocate, jointe par téléphone, la possibilité de l’y amener en voiture, d’y séjourner avec sa mère, finissent cependant par la convaincre.
Et puis l’être humain sait être solidaire et fraternel. Des voisins apportent de la nourriture et quelques objets de première nécessité. Parmi eux, une assistante sociale, qui explique aux jeunes et pour la plupart inexpérimentés militants, qui constituent la frêle ossature du comité de soutien, que l’aide à l’enfance, l’aide sociale, les assistantes sociales, dépendent du Conseil général, que c’est aux services départementaux qu’il faut s’adresser, que dans une situation de « rupture alimentaire » ils peuvent aider à faire appel à des associations caritatives,  que les familles avec des enfants ont droit à des aides, qu’on peut obtenir des hébergements…Mais les Roms ne connaissent pas leurs droits, et il y a la barrière de la langue, de la culture, et il y a surtout des discriminations racistes qui les en privent.
Enfin, je n'oublie pas, comme preuve d'espérance,  le dynamisme de Maria, qui après des études secondaires en Roumanie, bilingue de naissance grâce à sa maman hongroise, parle toutes les langues latines et en écrit la plupart, apprises en autodidacte au hasard des rencontres et des boulots dans des familles en échange du gite et du couvert. Elle veut travailler, dans l’aide à la personne, ou comme interprète, et nous demande de rechercher pour elle un job, car elle n’a pas accès à internet, et, pas plus qu’aux autres qui comme elle s’y sont inscrits, Pôle Emploi ne lui propose un travail.
Des forces existent, chez les Roms, parmi les 500 signataires de la pétition du comité de soutien, et sans doute au-delà,  qui auraient pu faire que le passage des Roms à Nanterre ne se termine pas de manière si désolante sur ce parking, par une nouvelle expulsion annoncée. Peut-être n’est-il pas encore trop tard pour qu’il n'en soit pas totalement ainsi...
 

samedi 12 juillet 2014

Le séisme électoral vu des Tours Aillaud :7. Dans la famille de la droite, Jean-Marine Le Pen rafle la mise


FN : un «  vote de classe » dévoyé ?
50 voix (20,92 % des exprimés) au bureau 46 et 44 voix (17,74 % des exprimés) se sont portées sur la liste Bleu Marine, arrivée en deuxième position, derrière la liste PS, à l’école Gorki. Au Parc sud, son score de 25 % au réfectoire Jacques Decour est parmi les plus hauts de Nanterre, suivi des 23,38 % de Robespierre des 20,43 % de Picasso, des 19,91 % et 18,34 % de Jacques Decour  A et B. Les bureaux du Parc nord sont à 9 ou 10 points en dessous : 16,36 % à Pablo Neruda préau ;  11,14 % à Pablo Neruda réfectoire ; 10,20 % à Elsa Triolet ; 8,76 % salle Le Corbusier. Le taux de participation plus haut de 20 points dans la partie nord du quartier, par rapport à la partie sud, correspond aussi à score Le Pen plus faible que la moyenne de la ville. Les bureaux de la ville où le FN fait ses plus forts scores sont Jules Ferry Maternelle (29,88 %), Balzac Maternelle (25,81 %), Balzac Primaire (25,6 %), salle Anatole France (24,3 %), Hôtel de ville 1 (24,02 %). (1)
A Nanterre il totalise 2578 voix, soit 16,21 des suffrages exprimés, gagnant 1879 voix (et 11,7 %) par rapport à l’élection européenne de 2009. Dans le département, le score du FN est plus élevé qu’à Nanterre dans trois villes : Villeneuve la Garenne, seule ville du 92 où le FN, avec 764 voix (24,61 %) arrive en tête devant l’UMP ; Gennevilliers (1017 voix ; 16,95 %) ; Le Plessis (1496 voix ; 16,33 %).
Si la poussée du FN est partiellement contenue dans les Hauts-de-Seine par le score de l’UMP, il n’en réalise pas moins 53 497 voix (12,23 % des exprimés), soit une progression de 39 575 voix (et de 8,85 %) par rapport à 2009. En Ile-de France, obtenant 510 697 voix et 17, 31 %, il progresse de 378479 voix et de 12,91 %. Sur le plan national, avec 4 711 339 voix (24,95 %), il obtient 3 619 658 voix de plus qu’en 2009, et + 18,61 %. Il arrive en tête dans quatre circonscriptions : Nord-Ouest (33,61 %), Est (28,96 %) , Sud-Est (28,18 %) , Sud-Ouest (24,71 %), Massif central-Centre (24,18 %)
Comme l’indiquent les instituts de sondage, les couches populaires et modestes de la société ont exprimé leur désaveu des politiques de misère sociale menées par la droite et par le PS au gouvernement, leur défiance, voire leur hostilité aux actuelles institutions nationales et européennes,  en abstenant massivement, et pour une partie d’entre eux, en votant pour un FN présenté à longueur de médias comme « antisystème » , défenseur des Français contre le reste du monde, et futur « premier parti de France ». Pas besoin d’implantation locale ni de campagne de terrain : la télé, les reculs successifs du gouvernement et du président de la République face aux réactionnaires de tous poils et au MEDEF, les scandales financiers qui ravagent l’UMP et alimentent le « tous pourris », la banalisation du discours raciste, notamment dans ses versions anti-roms et islamophobes, … ont ouvert un boulevard à l’extrême droite. Le plus préoccupant est que seulement 49 % des électeurs en soient mécontents, selon IPSOS, et que 27 % en éprouveraient de la satisfaction, 24 % de l’indifférence.
Pour faire reculer le vote FN, la mobilisation de syndicats et d’associations pour déconstruire l’imposture de son discours économique et social, comme les actions pour déconstruire les préjugés racistes et xénophobes, pour transmettre la mémoire des résistances aux fascismes du XX ème siècle, sont bien sûr des plus utiles. Mais ce qui sera déterminant, d’ici la présidentielle de 2017, c’est la capacité, ou pas, des forces de la gauche de transformation sociale, en particulier celles qui constituent le Front de gauche, à construire un projet alternatif, et, en lien avec les acteurs des luttes sociales, un front pour le porter, qui soient  crédibles, rassembleurs, populaires et mobilisateurs.
(1)     Comme pour les autres listes, le vote des résidents de la caserne dites de la Garde Républicaine (école Joinville), soit 49 % des exprimés pour le FN, n’est pas pris en compte ici pour l’analyse des rapports de force électoraux dans la ville.

UMP, UDI-MODEM : des échanges d’étiquettes qui brouillent les pistes

46 voix également partagées entre les bureaux 46 (9,262 % des suffrages exprimés) et 47 (10,08 %) de l’école Maxime Gorki pour l’UMP. 12 voix (5,02 %) au bureau 46 et 15 voix (6,05 %) pour l’UDI/MODEM. Difficile de démêler le méli-mélo, si on veut comparer avec 2009, puisque dans ce temps-là, l’UDI était pacsé avec l’UMP. Et si Bayrou a navré son camp en déclarant sa flamme pour Hollande au deuxième tour de la présidentielle en 2012, ce n’était sûrement pas pour que le PS retrouve ses références de gauche. D’ailleurs, le ni droite ni gauche des rose-bonbon de  la liste MODEM-UDI à l’élection municipale, qui a peut-être pu en berner quelques-uns, alors que les bleus UMP-UDI affichaient clairement la couleur,  il y a peu de chance que les seniors qui, selon les instituts de sondage, constituent l’essentiel de l’électorat de l'UDI-MODEM du 25 mai, aient voulu un virage à gauche du gouvernement, ni une Europe fédérant les  peuples mobilisés contre l’austérité.
Dans le quartier du Parc, côté sud, l’UMP mobilise plus l’électorat de droite : 14,29 % à Robespierre, pour seulement 3,46 % à l’UDI/MODEM ; 17,19 % à Jacques Decour A (2,71 % à l’UDI/MODEM) ; 10,04 % à Jacques Decour B (6,55 % à l’UDI/MODEM) ; 8,51 % à Picasso (7,23 % à l’UDI/MODEM) ; 8,15 % à Jacques Decour réfectoire (7,61 % à l’UDI/MODEM). La querelle de famille est moins nettement tranchée au Parc nord : si l’UDI/UMP (12,18 %) est battu par l’UMP (14, 77 %) au réfectoire Pablo Neruda, comme salle Le Corbusier ( 14,95 % UMP, 12,37 % UDI/MODEM) , il prend une timide revanche au préau Pablo Neruda(10 %, pour 9,70 % à l’UMP), et fait fort à Elsa Triolet (17%, et 12,46 % pour l’UMP). Ce résultat est probablement dû à une activité militante de proximité qui a permis à cette branche de la famille de la droite de mobiliser des parents d’élèves à l’occasion des « manif pour tous ». Toujours est-il que ce résultat de l’UDI/MODEM est au-dessus de celui qu’il réalise dans certains bureaux du centre-ville (15,35 % à la Maison des associations).
L’UMP fait des scores faibles dans des quartiers populaires (4,55 % à Voltaire B ; 2,42 % à La Fontaine B), mais mobilise un votant sur 5 à Romain Rolland (20,13 % à la salle de quartier ; 20,35 % au bureau primaire et 19,95 % au bureau maternelle) ou au bureau 23 de Jules Ferry (20,80 %). Avec 2242 voix (14,9 %), sa liste arrive en 3 ème position, devant le Front de gauche. Sa perte de 569 voix (-3,24 %) par rapport à la liste UMP/UDI de 2009 est à relativiser, avec le gain de 271 voix (+ 9,48 %) de l’UDI/MODEM.
L’évolution est à comparer avec le score départemental, le meilleur de France pour l’UMP : 114 391 voix (26, 16 %) pour l’UMP, soit une perte de 27 321 voix (-8,20 %) par rapport à la liste UMP/UDI de 2009 : pour l’UDI/MODEM,  64 986 voix (14,86 %), soit un gain de 27 290 voix (+ 5,72 %) sur la liste MODEM de 2009. La défaite de la droite est importante au niveau de l’Île de France : 640 988 voix (21,72 %) pour l’UMP, soit une perte de 187 115 voix (et - 7,88 %) par rapport à la liste UMP/UDI de 2009 ; 348 780 voix (11,82 %) pour l’UDI-MODEM, soit un gain de 110 446 voix (et  + 3,30 %) par rapport à la liste MODEM en 2009. Elle est encore plus nette sur le plan national : - 856 155 voix (et -7,07 %) pour l’UMP  par rapport à la liste UMP/UDI de 2009, alors que la liste UDI/MODEM ne réalise que 427 825 voix de plus (et + 1,48 %) que la liste MODEM en 2009.
Recul ou stagnation des « petites listes » à droite
Si la liste conduite par Christine Boutin mérite d’être oubliée (140 voix soit 0,88 % à Nanterre), Debout la France réalise 2,87 % des exprimés à Nanterre (456 voix) ; 3,17 % dans les Hauts-de-Seine ; 3,86 % en Île de France ; 3,9 % sur le plan national, soit 723 956 électeurs de droite, séduits par le slogan « ni système ni extrême » d’un notable, candidat obstiné à des élections où il cherche à occuper un improbable créneau à mi-chemin entre la nostalgie de l’Etat fort gaulliste et les slogans populistes d’une droite dure mâtinée d’un zest de lepénisme.

Avec les résultats de la droite et du FN je clos la série de billets « Le séisme électoral vu des tours Aillaud ». J’ai tenté des éclairages sur les résultats des élections 2014 à Nanterre, mis dans un contexte plus large, comme je l’avais fait précédemment pour l’élection municipale. Je me garde d’en tirer des conclusions définitives ou des pronostics . Mais je ne cache pas mon inquiétude. L’élection au premier tour des municipales de la liste Nanterre pour tous avait pu masquer localement, pour qui ne voulait pas le voir,  un rabougrissement préoccupant de l’électorat de la gauche de transformation sociale, de la gauche radicale, de la famille communiste, plus largement Front de gauche, après deux années de politique social-libérale en rupture avec les attentes de l’électorat populaire de Hollande en 2012. L’abstention massive et la montée de l’extrême droite, l’échec électoral, local et national, du Front de gauche,  mettent désormais en alerte toutes les forces vives qui ne se résignent pas à la mise à mort de la gauche.  Le temps est compté, prisonniers que nous sommes du calendrier électoral voulu par une cinquième République à bout de souffle. Analysant les municipales, j’écrivais que le pire est toujours possible, par exemple un second tour Valls/Sarkozy en 2017, l’UMP s’étant pacsé avec Jean-Marine Le Pen. Aujourd’hui, c’est même un second tour droite extrême/extrême droite F.haineuse qui devient possible. Rallier la gauche sous prétexte de l’empêcher à la politique  actuelle du gouvernement relève du délire. Il n’y a pas de raccourci possible, mais il y a urgence : mettre nos forces en commun pour un nouveau départ du Front de gauche, pour construire sans à priori ni sectarisme un rassemblement majoritaire pour une alternative à gauche à la dictature du MEDEF et des socio-libéraux à son service.

 PS. J’avais calculé le poids respectif des électorats à l’élection municipale de Nanterre par rapport à ceux de la présidentielle de 2012, ce qui n’avait  pas d’autre intérêt que d’évaluer la mobilisation ou la démobilisation relative des électorats de chaque force en présence. Voici ce que ça donne après les Européennes. Après tout, puisque beaucoup de monde parle de séquence ouverte avec la victoire de Hollande à la présidentielle, et qui se terminerait avec les Européennes, ce calcul n’est pas plus stupide que d’autres. Pour rendre le jeu plus amusant, j’ai fait un classement en fonction du rapport nombre d’électeurs aux européennes/ nombre d’électeurs  aux présidentielles, à Nanterre :
1.       EELV : 200 % (1699/847)

2.       LO : 130 % (235/180)

3.       Debout la France : 109 % (466/427)

4.       NPA : 78 % (261/334)

5.       FN : 73 % (2578/3546)

6.       MODEM : 65 % (1646/2509) mais c’est boosté parce qu’il y a l’UDI avec lui pour les européennes

7.       UMP : 39 % (2242/5772)

8.       Front de gauche : 35 % (2154/6168)

9.       PS : 20% (2605/13340)

Moins on a eu de voix à une élection, plus, avec ce classement, on a de chance d’être parmi les premiers la prochaine fois, comme le montre l’exemple remarquable d’EELV. Et inversement, comme le montre la dernière place du PS….
Sur ce, bonnes vacances à ceux qui le peuvent, on a grand besoin de se refaire des forces, et pas seulement pour les prochaines élections !

 

 

mardi 8 juillet 2014

La parole aux citoyens solidaires des habitants du bidonville de Nanterre




Très riche débat lundi 7 juillet à Nanterre, avec Eric Fassin, qui a fait une brillante présentation du livre, Roms & riverains, dont il est coauteur. Une motion a été votée par la quasi-totalité des participants - photo à l'appui, nous y tenons - pour demander que l'accès à l'eau potable, un ramassage régulier des déchets, l’installation de  sanitaires, entre autres droits élémentaires de la personne humaine, soit enfin assurés, après deux mois de démarches à la mairie du comité de soutien des familles, dont de nombreux enfants, du bidonville.
 L’action du comité de soutien a permis la vaccination et la scolarisation de plusieurs de ces enfants. Près de 700 citoyens ont déjà signé la pétition contre une expulsion sans solution. Mais être voisins hospitalier, solidaires et fraternels, c’est moins médiatisé et digne d’écoute que d’être « riverains », parfois  éloignés, toujours hostiles et coléreux.
La nécessité de participer à un réseau d'information et de lutte, au niveau de la région parisienne, face à une situation qui engage la responsabilité de l'Etat, après des années de destruction de "campements" sans solution d'hébergement ni réponse à la détresse sociale, est venue très fort. Je suis intervenu en ce sens en tant que militant du MRAP. Un représentant du collectif de solidarité avec les Roumains et les Roms de l’Essonne, comme d’autres, de l’ASSAV et de Rom-Europe, ont ouvert des pistes.
 La décision  du tribunal est attendue dès jeudi 10 juillet, quant à l'expulsion demandée par l'EPADESA. Le jugement de Bobigny, qui privilégie les droits de la personne humaine et le devoir d’assistance face à la détresse sociale, par rapport au droit de propriété, encourage ceux qui  résistent à « la politique de la race » (1). Mais d’autres expulsions, comme celle programmée à Grigny, montrent que la cause n’est pas gagnée…D’autant que le gouvernement s’obstine à poursuivre la « chasse aux Roms » lancée par Sarkozy, et semble vouloir se débarrasser de la circulaire interministérielle du 26 août 2012, dont des dispositions peuvent servir de point d’appui aux actions solidaires avec les familles des bidonvilles. La préparation du débat parlementaire sur la loi CESEDA fait apparaître d’ailleurs une tentative d’introduire discrètement une restriction à la liberté de circulation de citoyens de pays de la communauté européenne, en cas d’ « abus » de cette liberté.
(1) Pour parodier Montesquieu dans son célèbre texte : « Si j’avais à justifier le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves…. », il est en effet impossible de croire que les Roms soient des citoyens d’Europe, ni même des êtres humains : sinon, à les traiter de la sorte,  nous ne serions nous-mêmes ni citoyens, ni humains. C’est précisément ce qu’ Eric Fassin , et les autres co-auteurs de Roms & riverains, appellent la « politique de la race », inavouée,  camouflée en bonne gestion des territoires, confiée aux collectivités locales.

dimanche 6 juillet 2014

Le séisme électoral vu des Tours Aillaud : 6. Les "petites listes" à gauche


Les résultats des « petites » listes, qui sont très loin d’avoir obtenu 5 % des suffrages exprimés à l’élection européenne du 25 mai,  sont sorties des écrans radars des médias et des analyses politiques. Pourtant, certaines d’entre elles méritent qu’on y prête attention. C’est, pour des raisons opposées, le cas à gauche de Nouvelle donne qui est apparue, ainsi que du NPA qui, depuis 2009, s’est presque évaporé, et de LO qui stagne dans de très faibles scores.
 
Nouvelle Donne : une « bonne surprise » ?
Certes, ce n’est pas le total de 10 voix obtenues par  Nouvelle Donne dans les bureaux 46 et 47 des Tours Aillaud qui pèsera sur le devenir de la construction européenne, ni sur le rapport des forces de gauche dans la ville,  même si, vu le nombre record d’abstentions,  c’est tout de même 2,93 % et 1,21 % des exprimés. Dans le quartier du Parc, les 4,68 % du bureau Pablo Picasso font exception, les autres bureaux les plus populaires se situant plutôt autour de 1%, voire encore moins. C’est au parc des Anciennes Mairies (5,47 %), à Rouget de l’Île (5,10 %), au foyer du Square (4,58 %) ou à France Bloch (4,91 %) que Pierre Larrouturou réalise ses meilleurs pourcentages.
A Nanterre, avec 466 vois (2,93 % des suffrages exprimés), Nouvelle Donne est un peu en dessous de son score régional (90 482 voix, soit 3,07 %), proche de ses scores national (2,9 %) et départemental (2,97 %) ; c’est un peu plus qu’à Bagneux (2,87 %) et à Gennevilliers (2,05 %), c’est moins qu’à Issy-les Moulineaux (4,22 %), Malakoff (4,04 %), Châtenay (4,02 %), Antony (3,86 %), Clamart et Clichy (3,73 %).
Le discours des listes Nouvelle Donne dénonçait le manque de démocratie, la corruption et les lobbies, l’austérité, préconisant entre autres une convergence sociale entre un nombre restreint de pays de la zone euro, 1000 milliards pour « sauver le climat », une reprise en main par les citoyens de la gouvernance politique…. Pierre Larrouturou, dont les engagements politiques, tantôt  chez les Verts, tantôt au PS,  pouvaient rendre crédible un rôle charnière pour son nouveau parti,  Nouvelle Donne,  s’est félicité de son coup d’essai à l’élection européenne.  Ses 600 000 voix constitueraient  « la  bonne surprise dans un sombre scrutin ». Depuis, force est de constater que les frondes et les positionnements d’élus, de militants socialistes et EELV, peinent à déboucher sur des votes parlementaires et des recompositions politiques permettant d’en finir avec la politique catastrophique de Hollande et de son gouvernement. 
Selon IPSOS, 13 % des électeurs de Mélenchon au premier tour de la présidentielle, 6% des électeurs de Hollande et 3 % des électeurs de Bayrou, auraient voté Nouvelle Donne le 25 mai. Sans Nouvelle donne, peut-être que certains de ces électeurs auraient voté Front de gauche, ou, comme beaucoup des électeurs de Mélenchon en 2012, se seraient abstenus Toute extrapolation paraît peu crédible, et concerne de toute façon un nombre d’électeurs trop peu nombreux pour atténuer l’analyse de la réalité : la stagnation, l’échec du Front de gauche, actuellement, à être le moteur d’une construction alternative crédible  à gauche.
NPA, LO : en voie de marginalisation électorale ?
Dans les bureaux de l’école Maxime Gorki, 7 habitants ont voté pour la liste présentée par le Nouveau Parti Anticapitaliste (soit 1,67 % des suffrages exprimés au bureau 46 et 1,21 % au bureau 47). 10 ont voté pour celle de Lutte Ouvrière (0,42 % des exprimés au bureau 46 et 3,63 % au bureau 47).
 Le NPA réalise son meilleur pourcentage du quartier du Parc à Jacques Decour réfectoire (3,26 %) et parvient à mobiliser des électeurs dans d’autres quartiers populaires : 4,88 % et 4,26 % à Henri  Wallon ; 4,03 % à La Fontaine B ; 3,58 % à Balzac maternelle ; 3,54 % à la  (salle municipale Voltaire…
Nanterre (261 voix et 1,64 %) fait partie des 6 villes populaires du département où le NPA obtient le plus de voix, avec Gennevilliers (151 voix ; 2,52 %), Villeneuve (55 voix ; 1,77 %) ; Bagneux ( 115 voix ; 1,59 %) ; Clichy (174 voix ; 1,57 %) ; Malakoff (92 voix ; 1,09 %).
Avec 3085 voix (0,84 %) dans les Hauts-de-Seine, il en perd 7522 par rapport à 2009. En Île-de-France (24 785 voix ; 3,48 %) la perte est de 72669 voix. Nationalement, son score de 4,88 % des exprimés en 2009 a fondu, avec seulement 0,30 % le 25 mai 2014.
LO n’avait obtenu que 1,2 %, nationalement, en 2009 : ses 1% de 2014 montrent que ses militants s’accrochent. En Île-de-France (24 939 voix ; O,85 %), ils gagnent même 4191 voix sur 2009, dont 371 dans les Hauts-de-Seine (2738 voix ; O,63%)
S’il est possible que certains électeurs du  NPA aient préféré cette fois voter LO, au total les deux listes n’obtiennent que 1,30 % des exprimés contre 6, 08 % en 2009 au national, et perdent au total 68 478 voix en Ile-de-France, dont 7151 dans les Hauts-de-Seine. La majorité de l'électorat Besancenot de 2009 s'est abstenue, comme les autres électorats de gauche.
Nanterre (235 voix ; 1,48 %) fait partie des 6 villes populaires du département où LO a le plus de voix, avec Gennevilliers (164 voix ; 2,73%) ; Villeneuve (72 voix ; 2,32 %) ; Bagneux (127 voix ; 1,76 %) ; Clichy (154 voix ; 1,39 %) ; Malakoff (97 voix ; 1,15 %).
Dans le quartier du Parc, LO réalise des scores parmi ses meilleurs de la ville, avec 4,39 % (Jacques Decour réfectoire) ; 3,9 % (Robespierre) ; 3,62 % (Jacques Decour A) ; 3,06 % ( Jacques Decour B ), qui s’expliquent sans doute par une présence militante visible et régulière dans le quartier. Un exploit réalisé aussi avec 3,85 % à Lucie Aubrac, 3,7% à Voltaire A, 3,20% à Balzac primaire.
Toutefois,  répétons-le, d’une part, ces faibles pourcentages de suffrages exprimés, alors que moins de la moitié, voire du quart dans les quartiers populaires, des électeurs ont voté,   ne représentent à chaque fois au mieux qu’une dizaine de votes militants dans certains bureaux. D’autre part, contrairement à un parti de tradition social-démocrate comme Nouvelle Donne, les organisations se réclamant de l’extrême gauche ne considèrent pas le moment électoral, ni la présence  d’élus militants dans les institutions, comme facteurs déterminants pour un changement radical. Au point, souvent, de donner, notamment dans la propagande de LO,  l’impression qu’il ne servirait à rien de voter. Les résultats électoraux ne sauraient dans ces conditions être la juste récompense d’un engagement sincère et souvent compétent des militants de ces organisations sur divers fronts des luttes de classes, sociales et sociétales. Des débats internes, doctrinaires et stratégiques, divisent, souvent plus qu’ils ne rassemblent,  la famille de cette « extrême gauche » qui se réclame de l’héritage de Trotski. Des courants du NPA ont les uns après les autres décidé de tenter de  dépasser ces limites, et plusieurs forment aujourd’hui des composantes du Front de gauche. Ce qui peut expliquer un assèchement du courant (NPA-LCR « historique ») que représente Olivier Besancenot, alors qu’en 2009 son ambition de concurrencer le jeune Front de gauche à l’élection européenne restait crédible.
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